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jeudi 14 novembre 2019

Jury à tout prix

  Prix d'interprétation féminine, prix d'interprétation masculine, meilleur film : autant de récompenses décernées par le Jury Jeune. Ce matin, nous les avons rencontrés. Les 8 jurés ont été sélectionnés parmi une quinzaine de candidatures grâce à une lettre de motivation envoyée en octobre qui a su conquérir le comité de sélection. 
Membre de ce comité, Annick Sanson (ancienne professeure au lycée Pré de Cordy, elle est à l'origine de la création de la section CAV au lycée) nous a confié que les élèves étaient choisis en fonction de l'envie que dégageait leur lettre plus que pour leurs connaissances cinématographiques. Chargée d'encadrer le jury depuis plus de quinze ans, Osange Silou nous en a dit plus sur son rôle. Elle veut apprendre aux étudiants à "lire" (analyser plus que regarder) un film et à s'exprimer avec justesse. Pour elle, le plus important c'est l'harmonie et l'équilibre au sein du groupe.

Ludivine Blanc de la Morinerie, Mathilde Fagour, Manon Lagorce, Rémi Bourdeu, Victoria Cluzeau (assistante à l'encadrement), Jade Hajdamaka,  David Espinosa, Pierre Thielbault et Selena Achtioui qui n'a pas souhaité être sur la photo.

 Après cette entrevue, nous avons eu la chance de nous entretenir avec le jury dans son ensemble. Tous nous ont dit être ravis d'en apprendre chaque jour sur leur passion. Si certains se sentent à l'aise, d'autres, en revanche, ressentent une certaine pression. En effet, à cause de leur manque d'expérience, quelques uns ne se sentent pas légitimes à juger le travail de grands professionnels. 
  Cette expérience leur permet de découvrir des longs métrages qu'ils ne seraient pas forcément allés voir d'eux-mêmes. Ils évitent les conférences avec les acteurs et les réalisateurs afin de ne pas être inconsciemment influencés. 
  Leurs choix seront décisifs et nous pourrons les découvrir en fin de semaine.

Alice Kneblewski
Faustine Felez

mercredi 13 novembre 2019

Les misérables glanent et nous (re)cueillons

Nous avons assisté à la projection Les glaneurs et les glaneuses, long métrage d'Agnès Varda, et par la suite recueilli l'avis de quelques élèves, ayant choisi de rester dans l'anonymat. (pour lire le résumé et la critique du film : article en cours)


Selon une jeune étudiante, ce film est intéressant car il traite de l'évolution des métiers à travers les âges et de la place qu'occupe la nouvelle technologie dans les salaires et les activités. Pour souligner son propos, son ami prend pour exemple un personnage du film, sans travail et étant obligé de "grappiller" pour survivre, se sentant de plus en plus méprisé et ignoré.
Un autre étudiant a aimé ce film d'un point de vue scénaristique mais l'a trouvé, d'un point de vue cinématographique, basique et parfois même inintéressant. De plus, certains passages l'ont ennuyé, comme la minute consacrée au cache objectif de son appareil, ou encore les longues séquences de camions. 
Tous se sont accordés sur le manque de rythme du film, mais les avis divergent sur le contenu même. L'ami de notre première étudiante a même mentionné qu'il était déçu par le travail d'Agnès Varda sur ce film, alors que c'est une réalisatrice qu'il trouve pourtant exceptionnelle.

grappiller : terme employé dans le film qui désigne la cueillette des fruits poussant sur les arbres et qui n'ont pas été récoltés.

Agnès Varda recueillant les images de son film ©AgnèsVarda
Léa Couderc et Maëlis Colombel

mardi 12 novembre 2019

On ne devrait jamais quitter Angoulême

Les élèves du LISA (Lycée de l'Image et du Son d'Angoulême), en Terminale Littéraire et spécialisés dans les arts du cinéma, nous ont accordé du temps pour partager avec nous leurs aventures et leurs premières impressions sur la région et sur les films présentés au festival du film.

Nous avons interrogé Arthur, Nour, Maturin, Zoran et Angus.
Ces élèves viennent d'un lycée réputé d'Angoulême et ont supporté un trajet de plus 3h pour participer à ce festival, preuve de leur grande motivation !
Du lundi au vendredi,  ils seront logés dans des bungalows et assisteront, comme les étudiants des 24 autres établissements participants, à la projection de nombreux films et conférences.

photographie de Nour

photographie de Maturin

photographie d'Arthur

Que pensent-ils de notre région ? Ils sont unanimes pour dire que Sarlat est une ville magnifique et ancienne, le centre historique particulièrement attractif leur a plu. Nour a beaucoup aimé les "rues étroites et pavées, les façades en vieilles pierres et la mythique maison de La Boëtie". De plus, ils ont trouvé les Périgourdins extrêmement agréables et très accueillants (même si certains élèves ont connu quelques déboires).
Ils sont pour la plupart ravis de leur venue et ce n'est que le début... Leur semaine sera bien remplie entre conférences, projections de films et rencontres avec des professionnels.
En effet, les élèves devront rester passionnés car ils se lèveront toute la semaine à 7h, assisteront à environ 5 séances par jour et ne se coucheront au plus tôt qu'à minuit.

La plupart de ces étudiants interviewés ont le même avis sur les films La Pointe Courte et Sans Toit ni Loi de Agnès Varda : tout d'abord, Arthur pense que La Pointe Courte est un film qui représente la nouvelle vague. Bien que les plans ne soient pas vraisemblables, le rendu est très esthétique et c'est ce que souhaitait cette réalisatrice pour son premier long métrage.
Ensuite, Angus a évoqué la lenteur du film mais a tout de même souligné sa beauté.
Zoran, quant à lui, a donné un avis plus précis : "Ce film est humain et met en valeur des personnes lambda dans leur quotidien. Cela nous permet d'en apprendre plus sur eux. Les images sont parfaitement dessinées et les plans sont définis et bien construits".
Ils sont aussi en accord sur l'étrangeté des bruitages et du son, qu'ils ont jugé inadaptés.

Pour la projection de Sans Toit ni Loi, Maturin et Maël se sont empressés de nous décrire l'héroïne comme détestable et impolie. Au contraire, Angus a été le seul à la caractériser comme indépendante et simplement différente.
De plus, Nour a décrété (oui, décrété ! ) que ce film était intéressant  d'un point de vue sociétal car nous assistons à l'évolution des personnes devenant asociales. Il nous fait réaliser que nous pourrions les aider.
Contrairement au premier film, les avis sont plutôt partagés car certains l'ont apprécié et d'autres ont été excédés par le comportement du personnage principal, interprété par Sandrine Bonnaire.

Durant l'après-midi, ils ont assisté à trois autres séances : Cléo 5 à 7, Filmmakers et Proxima. Nous nous sommes quittés quelques minutes avant la projection de leur troisième film. Nous n'avons donc pas pu recueillir leur opinion.

Nous allons les suivre durant toute cette semaine de folie et ils partageront avec vous leurs avis, leurs émotions et leurs préférences.
Nous vous donnerons des nouvelles prochainement !

TO BE CONTINUED...


Léa Couderc et Maëlis Colombel

vendredi 17 novembre 2017

Grand Florida hôtel

Cette année la sélection Tour du Monde offre de nombreux films tous extraordinaires et originaux et The Florida Project en fait partie.

affiche de The Florida Project

Ce film américain de Sean Baker vous transporte dans un monde coloré et enfantin ou junkies, immigrés, alcooliques et autres vivent en parfaite harmonie (ou pas) dans un motel de la banlieue de Disney World. Malgré un fantastique Willem Dafoe dans le rôle de Bobby, le gérant du motel, toute la distribution semble écrasée par le jeu d'acteur spontané et naturel de la petite Moonee incarnée par Brooklynn Prince.
Durant cette démonstration visuelle de toute beauté, vous suivrez Moonee et ses amis faisant les 400 coups, Bobby tentant désespérément de faire respecter les règles aux résidents du motel et à la mère de Moonee, Halley, droguée irresponsable et immature.
Toutes ces couleurs flashy, ces bâtiments surplombés de statues ridicules, ces panneaux publicitaires affreux et ces personnages tous plus excentriques et bizarroïdes les uns que les autres, nous transportent dans un univers quasi loufoque et incroyable qui reflète et critique la société de consommation et la ghettoïsation des plus pauvres.

Entre un vieux pédophile, une exhibitionniste et une prostituée, le moindre personnage "normal" nous semble venu d'un autre monde.  

Selon les festivaliers et les spectateurs, le film est visuellement intéressant et malgré une fin un peu vague, le film reste très bon.

Pour conclure, ce film est à voir si vous souhaitez vivre une expérience cinématographique hors du commun.


 Martin Malaurie et Hugo Pradellou
  

vendredi 11 novembre 2016

Le bûcher des vanités


Photo prise sur le site du cinéma Rex de Sarlat

Retour sur le terrain gériatrique ! Dans une salle où les spectateurs fréquentent plus les salons des comparateurs de conventions d'obsèques que les salons du mariage, notre reporter spécial a, bravant les volutes de naphtaline et le désagrément nasal causé par les couches pour adultes, assisté à la projection du film Masaan (bûcher, en hindi). L'histoire est celle de deux destins croisés, qui ne se rencontreront qu'à la fin. Deux destins tragiques que ceux de Devi, jeune femme qui travaille dans l'informatique, et de Deepak, étudiant en dernière année d'ingénierie civile.
Le crime de Devi est d'avoir couché avec un garçon à l'hôtel. Ce garçon préférera se suicider plutôt que d'avoir à subir la honte d'un scandale sexuel qui entachera à jamais la réputation de sa famille. Victime de chantage de la part d'un policier corrompu, le père de Devi, un brave commerçant, devra payer 300 000 roupies (environ 4100 euros) pour éviter de voir sa fille jetée en prison. S'ensuit une lutte pour trouver cette somme.
En parallèle de cette histoire qui aurait pu se suffire à elle-même, est racontée celle de Deepak. Celui-ci vient de la caste la plus basse de la société indienne, celle des brûleurs de cadavres. Mais ces études vont lui permettre de quitter cette basse extraction. Hélas, il va tomber amoureux d'une fille qui vit dans la caste supérieure. S'ensuit le drame.
Les dialogues de ce film sont riches (bien que le sous-titrage ne permette pas vraiment de se faire une idée de la qualité de la langue utilisée). Les hors-champs sont magnifiquement bien choisis, et le film ne souffre jamais d'aucune longueur. Un chef d'œuvre (oui, j'ose le mot camarade !) de romance et de fiction. On échappe au traditionnel film de Bollywood, où danse et chant tiennent le rôle de l'affiche, au détriment des acteurs. Aucun chant et aucune danse ne sont présents, pour laisser la place aux bons acteurs qui nous sont offerts. Si vous aimez les films sans grande prétention qui vous font découvrir une autre culture, foncez-y !

Henni Malik et Marine Flaquiere

Tempête d'ennuis

Photo prise sur le site du cinéma Rex de Sarlat
S'il y a bien un film qui est inutilement larmoyant et d'un ennui mortel, c'est bien Tempête de sables. Le pitch : en territoire occupé palestinien, un beauf du nom de Suleyman décide de prendre une seconde épouse (bien plus laide que sa première, mais passons...). Cette première femme, Jalila, est le dindon de la farce, car elle vit dans la misère la plus noire dans une maison adjacente à celle de son mari, qui lui a l'eau et l'électricité. Elle doit s'occuper de ses 4 filles, que son mari lui a laissées. Élément perturbateur : la plus grande, Layla, a commis le péché suprême : avoir un petit copain. A partir de là, on s'attendrait à une alliance mère-fille pour rejeter l'autorité patriarcale qui a humilié la première et empêche la seconde de s'épanouir. MAIS  NON !!!! La mère interdit à sa fille d'aller à ses examens pour la condamner à la servitude domestique que lui imposera son futur mari Munir (mariage arrangé par le père). Autant vous dire la fin qui arrive sans surprise: Jalila abandonne son combat que l'on n'oserait qualifier de féministe tellement la politique est absente de ce film lénifiant et sans intérêt. Le film a commencé par un mariage et se termine par un autre.
Si vous souhaitez perdre 1 heure 28 minutes de votre vie, courez le voir ! Ce chef d'œuvre d'ennui n'arrive à faire partager aucune émotion, aucune vision du monde, et n'est même pas distrayant. Encore un navet qui ne mérite même pas le temps que nous avons passé à écrire ce billet... A moins, que dans mon ethnocentrisme machiste assumé, je n'ai pas compris ce film et le message qu'il voulait faire passer.
                                         Marine Flaquiere et Henni Malik

jeudi 10 novembre 2016

Speed

1'54 c'est l'histoire touchante de Tim, un lycéen qui est victime de harcèlement dans son lycée. Après un évènement tragique, il décide de prendre son destin en mains. Pour cela, il va tenter de prendre le dessus sur Jeff, le chef de la bande qui le harcèle en tentant de briser ses rêves. Il devra le battre  au 800 mètres nationaux (d'où le titre 1'54). Pour l'en empêcher, Jeff a une vidéo qui compromet l'image de Tim.
Tim prendra-t-il le risque de battre Jeff au détriment de son image ou continuera t-il à se faire harceler par Jeff et sa bande ? Pour le savoir allez absolument voir 1'54 le 15 mars 2017 dans les salles de cinéma.
 
Nous avons été très émues par cette histoire qui au final est assez banale dans le système éducatif et cela dans le monde entier.
Les acteurs sont époustouflants. Ce n'est pas pour rien qu'Antoine Olivier Pilon (Tim)  a reçu le prix du meilleur acteur lors du festival du film francophone d'Angoulême de 2016 !
 
A la sortie de la projection, nous sommes bouleversées et notre regard sur le harcèlement à l'école a changé. Nous nous rendons vraiment compte comme c'est compliqué d'en parler et d'en sortir.
En tout cas vous comprendrez que c'est notre coup de cœur, et vraiment allez le voir!!
 

Affiche du film
 
Marie-Lou Cosse et Pauline Malet-Bouvet
 

Le Jour d'Après

Photo prise sur le site du cinéma rex de Sarlat
Es war einmal in eines Dorf von Alsace ein Burgmeister... Ahah non on plaisante!!! Reprenons en français. Dans un petit village d'Alsace qui nomme Ungersheim, le maire Jean Claude Mensch, un végétarien et écologiste convaincu, a décidé d'emmener ses 2 500 administrés sur la voie de la "TRANSITION".
A travers différents projets, le spectateur est amené à  suivre le quotidien de différents acteurs locaux : du paysan-boulanger au bénéficiaire du RSA réinséré, en passant par le militant Britannique Rob Hopkins et le professeur de lycée technologique suisse, on découvre un microcosme entreprenant et vivant. 
Différents projets sont présentés : champs de panneaux solaires, nourriture bio produite localement, maisons collectives, passives énergiquement, et plus insolite... Richelieu, le cheval de la commune qui remplace le bus en transportant les enfants à l'école.
Ce documentaire se veut le porte-drapeau de ces petites communautés qui veulent changer les choses : ils se composent d'interviews et de témoignages de ceux qui souhaitent nous léguer une planète plus propre.
Quelques bémols : l'absence totale du point de vue d'opposants aux projets et de leurs arguments. Notons aussi la surexposition du social et de l'écologique, au détriment de l'économie ; en effet, très peu de chiffres sont donnés, en dehors des 100 emplois créés et des 600 tonnes de CO² non produits. Les budgets alloués par la commune et les aides nécessaires ne sont pas non plus exposés, ainsi que le taux d'endettement du village.
Nous souhaitons que ce film documentaire inspire d'autres communautés afin de créer une économie plus sociale et solidaire (qui est le leitmotiv du film!).
 
Marine Flaquière et Malik Henni

Danse avec les loups


Plus proche du film que du documentaire, ce long-métrage est d'une poésie sans nom. Une quête personnelle, l'histoire d'un pari fou tenté par un passionné rêveur écrite au jour le jour, et un seul but à atteindre : rencontrer des loups sauvages dans leur milieu naturel ! 
Trois années passées sur le terrain à bivouaquer en pleine nature par n'importe quel temps, entre tempêtes de neige et averses diluviennes: le réalisateur, Jean-Michel Bertrand parvient néanmoins à remonter la piste des loups, et finit même par se faire accepter par la meute. Il est important de préciser que les loups filmés ne sont pas des loups apprivoisés, comme le souligne le réalisateur: "ce qui m'intéressait c'était d'aller côtoyer les loups dont tout le monde parle mais que personne ne voit, c'est à dire le loup sauvage." 

A travers ce long-métrage, Jean-Michel Bertrand veut avant tout se livrer, faire partager ses émotions et montrer une approche différente du voyage : " Je me suis rendu compte que le voyage, comme tant d'autres choses devenait un bien de consommation, que cela avait un petit côté décalé, et que cela me mettait mal à l'aise." Cette expérience unique a permis au réalisateur de s'ouvrir, de relativiser sur le monde, de relativiser sur ceux qui nous dirigent, "qui font de nous des bestiaux de consommation". 

Ce documentaire nous plonge dans des paysages fabuleux, qui nous donnent envie d'aller dans les Alpes et de nous aussi, aller à la rencontre des loups sauvages. Mais le réalisateur tient à tenir cette vallée secrète, pour la préserver de personnes mal attentionnées, et tout simplement pour le respect de l'environnement, et le plus important, le respect des loups. 
Un réalisateur plein de philosophie avec une volonté de changer le monde, cela fait du bien par les temps qui courent. 



                        Philippe Lefait et Jean-Michel Bertrand, après la projection

Lucie Caudron, Charlotte Vaunac et Emma Ouardi

La révolte a un nom


Arès : 1h26 d'action !
On a trouvé ce film aussi captivant qu'intéressant. C'est une histoire qui se passe dans un futur proche, l'ordre mondial a changé. La France est devenue un pays pauvre, avec un nombre de chômeurs passant la barre des 10 millions. Une grande multinationale exploite cette pauvreté en proposant un divertissement pour le peuple : des combats télévisés ultra violents où les participants sont ultra dopés en tout légalité. Reda, le personnage principal, surnommé Arès (le nom du dieu grec de la guerre et de la destruction...) vit de petits boulots, notamment policier où ses gros bras ne servent pas à rien ! Sa vie va être complètement chamboulée lorsque sa sœur se fait emprisonner. Il va tout mettre en œuvre avec ruse et intelligence pour la sauver ainsi que ses deux nièces.
Le réalisateur à travers ce long métrage cherche à dénoncer l'augmentation de l'utilisation des produits dopants dans le domaine du sport ainsi que les dangers de la télé réalité. Au slogan "du pain et des jeux" de l'Antiquité  succède pour lui "dope et combats". Ce film-là nous fait penser au Prix du danger d'Yves Boisset en 1983 ainsi qu'à la série de films Hunger Games de Gary Ross sorti en 2012.
Enfin un bon film de science fiction français.
Charlotte Vaunac, Emma Ouardi, Lucie Caudron

Des Hommes et des Dieux

Photo prise sur le site du cinéma rex de Sarlat
Dans une salle peuplée (presque) entièrement de personnes nées sous de Gaulle ou Vincent Auriol, notre reporter, expert du reportage en terrain gériatrique, a assisté à la projection du film russe "Le Disciple".
В русской школе, подросток, Веня ... Ha, petit problème de clavier. Reprenons. Donc, dans un lycée russe, le jeune Venia est pris dans les tourments d'une crise mystique et religieuse. Il se met à citer des versets bibliques toutes les deux répliques afin de justifier ses remontrances envers la société. Il se mettra donc à critiquer la tenue "indécente" des jeunes filles au cours de natation ; il se déguisera en gorille pour nier la théorie de l'évolution de Darwin et fera une action en cours d'éducation sexuelle que la décence et les bonnes mœurs m'interdisent de citer. 
Autour de ce jeune marginal, gravite une flopée de personnages tous plus lâches les uns que les autres. Seule la professeure de sciences physiques et de biologie tentera de s'opposer aux lubies fondamentalistes de Venia. Elle sera abandonnée par sa hiérarchie, son mari, et verra dans les paroles d'un pope la raison du mysticisme de l'ado. 
Car le film commence in media res, c'est-à-dire tout de suite dans l'action, ce qui veut dire que nous ignorons la raison qui a poussé celui qui était jusque-là normal à embrasser une foi aveugle et totalitaire.
C'est un excellent film, avec de brillants acteurs que nous propose de (re)découvrir le festival. A l'heure où les fous de Dieux pullulent, n'oublions pas que le fondamentalisme touche toutes les religions, y compris les plus proches de nous. Les questions de l'antisémitisme, de l'homosexualité, du droit des femmes à montrer leurs corps, le rejet des sciences "corrompues" contre la "Vérité" des Saintes Écritures, sont toutes abordées. Remarquons d'ailleurs l'étrange proximité entre les réponses apportées par Venia et celles des djihadistes.
                                                                                                Malik Henni

mercredi 9 novembre 2016

Au Nom du Père


Christian Dutreuilh

Après sa chronique quotidienne, donnée dans le hall du cinéma Rex, où il présente l'historique du festival qu'il connait depuis les origines, Christian Dutreuilh, le critique de France Bleu Périgord, a répondu à nos questions.
 - Depuis combien de temps êtes-vous critique de cinéma? Et d'où vous vient cette passion?
En fait, ce n'est pas mon métier, car je suis prêtre à Bergerac. Le cinéma est pour moi une véritable passion. Elle m'a été inculquée par mon professeur de cinéma qui, alors que j'étais interne, nous emmenaient au ciné club. Je l'exerce depuis mes 18 ans en parallèle de mes activités paroissiales.
- Sur quel média avez-vous travaillé?
J'ai commencé au niveau très local; j'ai fait un peu de télé pendant 6 ans sur la chaine Aquité (une chaine locale) et sur une radio départementale. Depuis le premier festival, je travaille avec France Bleu Périgord.
- Avez-vous participé à d'autres festivals?
Oui, à de très nombreux. J'ai couvert celui de Clermont-Ferrand, Bordeaux, Biarritz, etc... J'ai même été sélectionné deux fois pour participer au festival œcuménique de Cannes! (Mais la blague... c'est qu'il n'a pas put y aller!)
- Quels moments de votre "carrière" vous ont fortement marqués?
Je me souviens de ma première critique, sur un film qui venait juste de sortir à l'époque: E.T. J'avais d'ailleurs fait un parallèle entre celui-ci et le Christ. En effet, le titre de ma chronique était "Je crois en ET!". Comme le Christ, des gens (Rois Mages // Scientifiques) attendent sa venue ; comme le Christ, il est mort et ressuscité, et enfin, au moment du départ, il annonce qu'il "sera toujours avec nous". Cela me semble être évident!
- Du beau monde est déjà venu  ici : quelles rencontres vous ont semblé les plus intéressantes?
Je me souviens avoir pris les Inconnus dans ma petite voiture pour les conduire à Proissans ; arrivés sur place, ils ont inversés les rôle, et c'est moi qui me suis retrouvé sur le siège de l'interviewé!
Ou encore, je me souviendrais toujours, lors de la projection des Tontons Flingueurs restauré, que les lycéens connaissaient toutes les répliques par cœur : cela avait fait pleurer mon ami Georges Lautner!
                                                           Malik Henni et Marine Flaquiere


mardi 8 novembre 2016

Accords et désaccords


2H04 et en plus en roumain...
Baccalauréat est le premier film que nous sommes allées voir.
On  a trouvé ce film intéressant! Enfin "on"  puisque Charlotte a trouvé le film un peu long......
"-Hein Charlotte? Charlotte?"
"-RRRzzzzzzzzzzz......"
Bon bref, moi j'ai trouvé ce film intéressant : l'amour d'un père pour sa fille, la question du viol, et bien sûr celle de l'éducation sont autant de questions abordées dans ce film.
Ce film présente les espoirs que porte un père dans l'éducation de sa fille : il veut l'envoyer en Angleterre, à l'Université. Mais l'agression de la jeune fille renverse la situation.
"-Charlotte, toujours endormie?  Charlotte? Chaaaarlotte?"
"- ZZzzzzzzzzz"

Ok, ben moi j'y vais, hein...
 
                                                                                                  
    Lucie Caudron et Charlotte Vaunac

samedi 14 novembre 2015

Le procès (ou l'Hermine)

Ce matin, au Centre Culturel, le film L'Hermine a été projeté.


C'est un film qui parle du procès d'un homme de 27 ans qui aurait donné des coups mortels avec une paire de Rangers à Melissa, sa fille de 7 mois. Le président de la cour d'assises, joué par Fabrice Lucchini, retrouve sa bien-aimée qui elle, fait partie des jurés.

C'est un film très beau, très émouvant forcément avec le crime terrible du départ. Le film présente clairement, de façon très réaliste, le déroulé d'un procès dans un tribunal. Mais l'intrigue principale reste celle du président de la cour d'assises et de son ex-amour, brillamment interprétés par deux comédiens d'expérience.

A la sortie de la projection, tous les avis sont unanimes : les lycéens ont beaucoup apprécié la qualité du film.

Nous ne pouvons que confirmer, ce film est un bijou ! Nous avions étudié le fonctionnement de la justice l'an dernier et ce film en est une illustration parfaite.

Clara NIMAL et Chloé BLANDAMOUR

Tout pour être heureux

Après avoir enfin décroché notre interview tant attendue avec Manu Payet et Audrey Lamy, nous nous rendons au cinéma pour assister au film. Nous nous installons dans la grande salle aux places qui nous sont réservées (et oui, nous aussi on est des V.I.P !), juste à côté de celles de l'équipe du film.

L'équipe nous présente brièvement son film, la salle se plonge dans l'obscurité et la séance démarre. Au fur et à mesure de la séance des rires et des sanglots éclatent. Le public à l'air sous le charme. Il faut dire que le sujet à de quoi plaire: une femme trompée quitte son mari et lui confie leurs enfants dont il ne s'est jamais occupé. Le personnage de Manu Payet apprend donc à s'occuper de ses enfants et prend conscience de l'erreur qu'il a faite en trompant sa femme.

La projection se termine et c'est une équipe de film très émue que nous retrouvons pour répondre aux questions du public. De nombreux compliments déferlent, et l'équipe semble ravie de ce succès. Les questions se succèdent mais il est temps pour eux de s'installer auprès de l'équipe de France Bleu Périgord pour la chronique journalière sur le festival.

Une horde de lycéens les attend à la sortie du cinéma, mais les acteurs n'ont pas le temps de les rejoindre avant l'émission. Nous sortons du cinéma puis nous nous rendons compte que nous pouvons, grâce à notre statut privilégié, assister à l'émission de radio.

Nous décidons alors de retourner dans le cinéma et passons (assez fièrement il faut le reconnaître !) devant tous les lycéens qui attendent impatiemment la fin de l'émission (et oui c'est ça l'avantage d'être blogueurs!)  et qui nous sifflent! Pas très fair play, les lycéens ! Mais comment leur en vouloir?


Les journalistes de France Bleu, Benjamin et Julien, Cyril GELBAT, Manu PAYET, Aure ATIKA et Audrey LAMY

En bref une équipe de film très sympathique, et un film qui nous a fait passer un moment très agréable, et plein d'émotions! 

Alice CORLOSQUET; Anthonin IRAGNE; Clémence VICENTE;
Margot FERNANDES; Timothée THROUIN; Louis RILIEVO

vendredi 13 novembre 2015

Le professionnel

Nous avons attendu la venue d'Audrey Lamy et de Manu Payet dans le froid devant l'entrée de l’hôtel Renoir, on commence à s'impatienter, et là à ce moment précis, un homme débarque et vient à notre rencontre, il se nomme Bruno Cras, c'est un critique de cinéma d'Europe 1.


                         Bruno Cras, chroniqueur d'Europe 1

Il nous parle de son métier de critique. Pendant la conversation, nous lui demandons si nous pouvons assister à son intervention sur Europe 1. Très gentiment, il accepte !
Nous prenons place dans la salle à manger du Renoir avec lui, il commence son intervention à la radio en parlant de la sortie fulgurante du nouveau James Bond, Spectre, plus de 850 000 entrées en France dans 900 salles de cinéma du mardi soir (265 000 entrées) au mercredi soir (600 000 entrées), c'est un record dans l'histoire du cinéma. 
Par rapport à ce dernier opus de James Bond, Spider Man 3  avait comptabilisé 804 345 entrées et Taxi 2, 801 000 entrées. Il souligne le fait que le film sorte un mardi et que le lendemain correspond à un jour férié, "ça fait un carton". Le réalisateur du film a dans sa ligne de mire le film les Ch'tis qui avait comptabilisé 3 000 000 d'entrées la première semaine.
Pour le box office international, le film est attendu dans 5 000 salles en Chine. Ce week-end, le film devrait avoir rapporté 100 000 000 de dollars en plus dans la cagnotte des producteurs.
Lorsqu'il finit sa chronique sur Spectre, nous échangeons sur ses ressentis à propos de plusieurs films. Il nous explique alors qu'il voit 300 films par an, dont 30 films qu'il trouve bons et deux très bons.
Il n'a pas évoqué le festival du film de Sarlat pendant sa chronique mais il en parlera à Europe 1 dimanche.

 Timothée Thirouin, Louis Rilievo, Alice Corlosquet,
Anthonin Iragne, Margot Fernandes et Clémence Vicente

Le goût des merveilles

Hier nous étions présents à la séance,"Le goût des merveilles" dans la salle 4 du Rex.

Le goût des merveilles est un film magnifique et très émouvant, qui raconte la rencontre entre Louise, une mère de deux enfants et Pierre, un homme attachant mais différent. Il n'est vraiment pas difficile de se laisser emporter par ces images, les personnages sont très simples et les paysages magnifiques. On peut très facilement s’imaginer à leur place. La projection a été saluée par de longs applaudissements.

La plupart des questions tournaient autour de la difficulté d'avoir à incarner les personnages. Pour Virginie Efira le plus difficile a été de tourner avec une personne qui ne la regardait pas et qu'elle ne pouvait pas toucher. Mais les deux acteurs ont été d'accord pour dire que c'était un film très agréable à faire, et que l'histoire est vraiment magique !

Eric Besnard nous a confié que c'était un film qu'il avait dédicacé à sa fée à lui, puisque dans le générique il n'est pas écrit "inspiré d'un fait réel", mais "inspiré d'une fée réelle".

Pour incarner le personnage de Pierre, Eric, le réalisateur, nous a affirmé qu'il était allé chercher un comédien de la Comédie Française, il ne voulait pas quelqu'un de très connu, et le résultat est tel qu'il l’espérait !
Benjamin Lavernhe, qui joue le rôle de Pierre, atteint du syndrome d'Asperger, nous a confié qu'il avait été ravi d'incarner ce rôle aux côtés de Virginie Efira, même si ça n'était pas toujours simple. Parfois, il oubliait un peu son personnage et n'avait donc pas la bonne attitude. Globalement, rentrer dans la peau d'un personnage comme Pierre a été quelque chose d’extrêmement intéressant.

C'est un film qui nous a beaucoup plu, d'autant plus que Virginie Efira est une actrice magnifique, et que l'ensemble de l'équipe a été très gentille avec les gens qui leurs posaient des questions, et n'hésitant pas à saluer par écran interposé le public venu voir le film dans les autres salles.



Affiche du film, Cinéma Rex, Sarlat.

Charlotte Moreaux, Léo El Ayadi

Aujourd'hui, ça commence demain

Avant-hier, nous nous sommes rendus au centre culturel pour assister au film Demain (un peu bizarre dit comme ça)

Le film commence, c'est un documentaire qui se déroule en cinq séquences (agriculture, énergie, éducation, démocratie et économie), il a été tourné dans dix pays. Ce film porte, pour une fois, une vision plutôt optimiste de l'avenir. Il nous apporte des solutions concrètes pour pouvoir agir contre le réchauffement climatique et c'est avec une autre vision du monde et de l'écologie que nous ressortons de la salle. Ce film nous donne véritablement une envie de changer les choses.

L'échange entre les lycéens et le réalisateur qui est un véritable passionné de son métier, et de l'écologie, nous conforte dans l'idée que tout le monde peut agir : "mettre sa pierre à l'édifice", pour changer les choses, pour changer notre façon de voir l'avenir.

 ¨Philippe Lefay interrogeant Ciryl Dion

A la fin du film nous demandons aux spectateurs de résumer le film en un mot, voici leurs réponses :
            Militant                                                    Cause
                                   Touchant                                Futur
                                    Nouveau mouvement ( deux mots mais bon, on accepte !)
           Ennuyeux                                                     Environnement

                                         Alice Corlosquet, Louis Rilievo, Anthonin Iragne

jeudi 12 novembre 2015

Les saisons

Un film qui fait réfléchir..

Hier soir, 16h30, nous étions dans la salle. Le film commence.
D'habitude nous n'aimons pas spécialement les documentaires animaliers, mais celui-ci est différent, et captivant ! Celui-ci nous fait voyager à travers le temps, les images sont à couper le souffle ! 
Jacques Cluzaud, Stéphane Durand et Gilbert Cochet étaient présents et ont même pu répondre à quelques questions du public, voici leurs réponses :

"Vous parlez de nouvelle alliance, qu'elles en sont les pistes?"
Gilbert Cochet nous affirme que la France est dans une "dynamique positive" contrairement à ce que nous pensons tous : il y a de "plus en plus de parcs nationaux". Cela reste "1% du territoire français" certes, mais c'est un bon début. Plusieurs espèces reviennent, surtout dans les montagnes, comme les bouquetins par exemple. Il faut continuer dans cette voie. Lui a d'ailleurs créé sa propre association "forêts sauvages".

"Ne faut-il pas interdire la chasse?"
Selon Gilbert Cochet la chasse est en général encadrée, tout n'est pas possible, il y a des règles. La France est le pays où la chasse est très présente dans les coutumes, c'est quasiment une tradition. En guise d'exemple, ils ont évoqué le nombre de chevreuils. En France, nous n'en n'avons que deux millions alors que si nous comparons proportionnellement avec l'Allemagne, nous devrions en avoir treize millions... Ils ne sont pas pour interdire la chasse, mais plutôt pour que les règles soient entièrement respectées.

"Où a été réalisé le tournage?"
Jacques Cluzaud nous confie que ça n'a pas été facile de trouver des paysages pour représenter exactement ce que l'équipe voulait. Pour l'époque de "l'âge de glace", les scènes ont été tournées en Norvège, les forêts sont celles de Pologne, à la frontière de la Biélorussie, qui est l'ancienne réserve du Tsar. Quelques scènes ont été tournées dans certaines réserves françaises.

"Comment avez-vous fait pour approcher les animaux?"
Pour la plupart, l'équipe a connu les animaux bébés, ce sont eux qui les nourrissaient, ils appellent cela la technique de l’imprégnation. Ceci n'a pas été facile pour tous, puisque seul un cameraman pouvait approcher les loups. (une expérience tout à fait extraordinaire !) Tous les animaux sont réels, ils n'ont pas voulu faire d'images de synthèse.
 
 
 de gauche à droite) Stéphane Durand, Gilbert Cochet et Jacques Cluzaud.
Cinema Rex
                                               Charlotte Moreaux, Léo El Ayadi

mercredi 11 novembre 2015

A la folie

Hier soir lors de l'émission de nos coéquipiers Julien et Benjamin de France Bleu accompagnés d'un expert critique de films, à l'antenne...
Arriva qui arriva... Claude Lelouch, Jean Dujardin, Elsa Zylberstein et la cadette Alice Pol pour la sortie du film "UN + UNE"

© Radio France - Frédéric Fleurot (de gauche à droite : Alice Pol, Jean Dujardin, Claude Lelouch et Elsa Zylberstein)

Après le programme habituel de France Bleu, et quelques interventions de Festivaliers, de lycéens de la Réunion, du Président du Festival, du Directeur du cinéma et d'une ancienne médaillée mondiale de ski Marielle Goitschel, l'équipe arrive enfin. Le hall du Cinema Rex est plein à craquer, les gens sont fous, tous impatients de les voir !
Lorsque Claude Lelouch et Jean Dujardin pointent le bout de leur nez, les appareils photos s’enclenchent tous, les flash fusent de tous les côtés, comme ceux des paparazzis, on se croirait à Cannes ! Elsa et Alice se font attendre... Ah les filles !
Les filles arrivées, Julien et Benjamin ont réussi à poursuivre leur émission alors que le bruit était incessant et que les photos persistaient, malgré les casques audio pour parvenir à communiquer, ça n'a pas du être facile.. ils sont courageux !
Grâce à eux, nous avons appris que Jean Dujardin et Guillaume Canet étaient amis en cinquième, et le sont toujours! Nous savons également que Elsa Zylberstein a fait une pub pour du fromage lorsqu'elle était plus jeune ! C'est dingue ! Nous avons trouvé que cette équipe était solide, souriante et très sympathique. Tout le monde semblait ravi de ce qu'ils étaient en train de voir et nous l'étions plus que tout !

Ci-dessous le lien de l'émission de France Bleu qui contient plus de détails si cela vous intéresse : 

 Charlotte Moreaux et Léo El Ayadi