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vendredi 15 novembre 2019

"Femme de cinéma, réveille toi !"


 Mardi matin, premier jour de festival, tout le monde semble s'affairer au cinéma Rex. Dans quelques heures, le hall grouillera. Alors à 10 heures, c'est un peu le calme avant la tempête. Mardi soir, lors de la cérémonie d'ouverture, le nouveau délégué général du festival Jean-Raymond Garcia a signé avec le président Pierre-Henri Arnstam une charte pour la parité et la diversité. Nous l'avons interrogé à ce sujet. Nous lui avons demandé ce qu'était précisément la Charte et ce qu'elle représentait pour lui. Il nous a confié que c'était pour lui un document essentiel pour remédier aux inégalités salariales et de reconnaissance. Le collectif 50/50 à l'origine de cet accord a pour but l'équité, la parité et la diversité dans le milieu du cinéma. Il a évoqué à ce sujet une photo qui lui tient à cœur : Agnès Varda entourée de 80 réalisatrices sur les marches du Palais de Cannes. Le délégué général aurait aimé signer la Charte au Centre Culturel car c'est pour lui un mouvement inéluctable vers l'avenir qui devrait préoccuper la jeunesse. Même avant la signature, le festival s'inscrit déjà dans cette trajectoire : en effet, le comité de sélection des courts métrages a choisi trois films réalisés par des femmes ainsi que trois films réalisés par des hommes. 

 
Jean-Raymond Garcia devant le cinécafé
 En 28 ans de métier, Jean-Raymond Garcia ne se rappelle pas avoir été témoin de harcèlement sexuel à proprement parler. Néanmoins, il admet avoir assisté à plusieurs reprises à des comportements inappropriés à l'encontre de femmes, notamment en festival. Selon lui, le mouvement #MeToo a eu un plus gros impact aux Etats-Unis qu'en France. A ce propos, il nous a notamment parlé d'une enquête menée par le magazine "Elle" qui n'a pas abouti à cause d'un manque de témoignages. Cependant, ce mouvement a ouvert une brèche dans laquelle il faut s'engouffrer pour enfin atteindre l'égalité. Il rebondit en évoquant le récent reportage de Médiapart relatant les propos d'Adèle Haenel. Elle révèle les abus sexuels que lui a fait subir le réalisateur Christophe Ruggia lorsqu'elle était adolescente. Suite à ce témoignage, une enquête judiciaire a été ouverte par la Parquet de Paris. Le délégué général espère que la Charte qu'il s'apprête à signer permettra de séparer un avant et un après au niveau de l'égalité dans le milieu du cinéma. Et on espère aussi !

Alice Kneblewski
Faustine Felez

T'as un bel Instagram, tu sais...

  Pour plus de visibilité, Madame Dana, professeure de Lettres (très) Modernes, nous a conseillé de créer un compte Instagram. En quelques clics, c'était fait ! On était prêts à tout pour qu'il prenne de l'ampleur. Alors, pour nous faire de la pub, nous avons envoyé des messages à des comptes très suivis comme celui de France Bleu Périgord ou Crush Sarlat (un compte tenu par un festivalier). Une publication de leur part renvoyant à notre compte et hop ! 90 abonnés en une journée ! Merci à eux et abonnez-vous. 

la photo de profil de notre compte

Alice Kneblewski
Faustine Felez

mercredi 13 novembre 2019

Des vents contraires

Le festival du film a débuté mais nous ne pouvions pas nous restreindre à regarder des films et assister à des conférences ! La ville continue de vivre malgré tout et ce peut être intéressant de parler de l'opinion des habitants sur cet événement. Nous avons donc interrogé plusieurs personnes sur ce sujet. Deux points de vue ressortent. Certains habitués trouvent que le festival est mieux organisé, mieux encadré qu'avant tandis que d'autres disent qu'à cause de cette nouvelle organisation, il y a moins de jovialité, moins de convivialité entre les petits commerçants de Sarlat... Même Julie Gayet a son avis sur la question : elle apprécie de faire tout à pied et se sent très à l'aise dans notre région qu'elle trouve charmante. Avis partagés donc ; et vous, qu'en pensez-vous ? 

pour ou contre ?
Thibault Martial
Lisa Peyrat

samedi 17 novembre 2018

No Escape

Fin d'après-midi mouvementée au cinéma Rex de Sarlat par les manifestants "gilets jaunes" qui ont choisi ce lieu pour poursuivre leur manifestation.
Ils ont quelque peu perturbé le déroulement du Festival, en bloquant l'accès au cinéma pendant une dizaine de minutes.


Manifestantz devant le cinéma Rex de Sarlat
Mathieu Chiotti

jeudi 15 novembre 2018

Le Gendarme En Balade

Notre «QG» se situant juste à côté de la gendarmerie sarladaise, nous passons, repassons et rerepassons devant cette cour, plus ou moins remplie, des dizaines de fois par jour.
Comment ne pas remarquer l’absence de voitures de gendarmes en ce 13 novembre !
Mais où sont-ils donc tous passés ?


Afin de comprendre comment la securite du festival allait etre mise en place, nous sommes allés à la recherche d’un agent disposé à répondre à nos quelques questions. Nous voilà donc partis dans les rues de Sarlat proches du Rex et du centre culturel où étaient regroupés tous les lycéens.
3 heures après… retour au «QG» les mains vides, sans réponse et insatisfaits.

Le devoir les attendait sûrement sur nos routes. Dans tous les cas, le calme et la sérénité règnent à Sarlat en ce début de semaine.
Peut-être établissaient-ils une stratégie pour gérer l’éventuelle foule en furie à venir ?
Léa COSSARDEAUX
Lucas VIRGO
Morgan BOYER


mercredi 14 novembre 2018

A la recherche du Michalik perdu

MISSION IMPOSSIBLE : rencontrer Alexis Michalik

9h32 : Arrivées dans le hall de l’hôtel le Renoir, l’hôtesse d'accueil nous annonce qu'il n'est plus là.



 (hall du Renoir)


9h40 : Passage au cinéma où son présumé attaché de presse nous gentiment confie quelques informations qui vont nous servir à dénicher l'homme invisible. "Dans les alentours de 11h il devrait apparaître".
10h02 : "bip" message de Jordan (notre indic dans la place) : il est dans la traverse, ni une ni deux nous voila à sa poursuite.
10h23 : Encore une fois on rentre bredouille, nous avons perdu sa trace..peut être nous évite-il?
10h50 : On campe devant le Renoir, aucune chance qu'il nous échappe.


                                                                         (Hôtel le Renoir)


11h50 : Malgré une foule de personnes, il ne pointe pas le bout de son nez
12h11 : nouvelle alerte, il boit un café sur la place de la marie, nous pensons l'avoir coincé !...
12h15 :... ou pas
12h21 : De retour à notre planque le ventre vide : comme notre carnet d'interview !
13h02 : A deux doigts d'abandonner notre mission il est apparu ! Nos efforts ont bien été récompensés car pendant quelques minutes nous avons discuté avec lui, de son premier film et de ses futurs projets !

Et Clara avait une autre très bonne raison de vouloir le (re)voir ! 
Attention, scoop à venir !

Emma Sirey, Clara Lucas

Un nouveau départ

La 4 salles complètes pour la cérémonie d'ouverture

La présentation du Festival du Film mardi soir a, comme à son habitude, affiché complet. 
Marc Bonduel, directeur général du festival du Film rappela tout d'abord que le festival de Sarlat est principalement le 1er festival lycéens de France. C'est notamment grâce à ses arguments que les équipes de films acceptent de venir. Les prix de Sarlat ont de plus une très grande importance car c'est le public qui décerne le premier prix et un deuxième prix est décerné par les lycéens. La récompense assure un succès national pour ce film. La sélection officielle de cette année est composée essentiellement de comédies et est placée sous les signes "Humour et Amour". Un "Jeudi Comédie" est également programmé avec la diffusion de 3 films comiques : Ma mère est folle, Le gendre de ma vie et Premières vacances. Samedi la programmation sera familiale nous promet M. Bonduel avec la diffusion de Rémi sans famille et Mia et le lion blanc.
La sélection du film lycéen national pour le bac est pour la première fois un film d'animation : La tortue rouge, annonce le président du Festival du Film Pierre-Henri Arnstam.
La soirée se continua avec la présentation du film Edmond en présence de l'équipe.


L'équipe du film Edmond à gauche et Philippe Lefait à droite
Mathieu Chiotti et Célia Mezergues

mercredi 15 novembre 2017

Wajib ou l'anti Fast & Furious

Notre équipe de fins cinéphiles s'est confortablement installée dans les beaux sièges rouges du cinéma pour profiter de Wajib, film palestinien réalisé par Annemarie Jacir et sélectionné dans la catégorie Tour du Monde. Dans ce film nous suivons Abu Shadi, accompagné de son fils Shadi, parcourant les rues de Nazareth afin d’organiser le mariage de sa fille.
Dans ce film, nous découvrons une Nazareth précaire et fermée d'esprit, mais aussi accueillante et chaleureuse avec Shadi qui revient dans son pays natal, qu'il avait abandonné il y a plusieurs années pour l'Italie.
Malgré un amour entre le père et le fils évident, des querelles éclatent vite entre les deux hommes, qui ont une vision très différente de la vie et des traditions de Nazareth.

Image tirée de Wajib

Certains pourront lui reprocher son rythme lent, tandis que d'autres auront au contraire trouvé ce rythme adapté aux propos du film, mais tous l'auront trouvé intéressant dans ses idées et ses dialogues.

Mais si vous voulez vous faire votre propre avis nous vous conseillons vivement d'aller voir ce film qui joue avec les émotions de chacun.

Martin Malaurie et Hugo Pradellou
 

mardi 14 novembre 2017

La vie est belle

Les stars : Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg et Eric Barbier
Nous avons eu le privilège d'assister à une conférence de presse du film La promesse de l'aube, avec son équipe (Eric Barbier le réalisateur, accompagné de ses deux acteurs Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg).
Après nous avoir fait attendre une heure dans le magnifique hall du Renoir, ils sont enfin apparus, mais visiblement pas pour nous. Nous nous installons dans les fauteuils de qualité supérieure, dont le confort hors du commun nous a empêché de sombrer dans la dépression de cette longue attente.

Vingt minutes plus tard, ne voyant rien venir, et en suivant notre flair de fins limiers, nous les avons découverts posant tels des dieux sur les marches de l’hôtel sarladais. Avec nos collègues de la radio Totem, de ChérieFM, de Charente libre, de Sud Ouest..., nous les avons mitraillés comme lors d'un défilé d'Yves Saint Laurent

Nous revoilà sur nos chers fauteuils excités comme tout, animés d'une joie suprême, avec cette fois ci  les stars en face de nous.
L'interview démarrée, les acteurs nous ont confié la difficulté mais aussi le plaisir qu'ils ont eu à interpréter ces rôles, ça a eu l'air d'être un tournage fou et très intense. Leurs bonnes blagues, leur spontanéité, et leur simplicité   nous ont rempli de joie sur nos petits fauteuils rouges. 
Conseil d'ami: foncez voir La promesse de l'aube !

Mathieu Leal, Juliette Louf, Zélie Geoffroid


Paroles de Kid

Charlie Chaplin et Jackie Coogan dans une des images marquantes du film tourné en 1921.
« Un film plein d'émotions », « une histoire de vie », « Chaplin, ma jeunesse... », « un long métrage qui n'en parait pas un », « une enfance délicate », « une touche de naïveté et d'innocence », « ah, ce grand visionnaire ! », « tant d'amour en un seul film ! », « simple mais poétique », « un long métrage autobiographique », « j'ai été fortement touché », « le premier film que j'ai vu... », « je l'ai vu dix fois, mais pourtant je ris encore », « intemporel ».


Voici quelques réactions retenues face au film d'hier soir, qui aborde le sujet de l'adoption avec une légèreté apaisante. Ce grand artiste arrive sans difficulté à provoquer chez nous toutes les émotions, sans la moindre parole. En une heure seulement, il réussit à nous faire ressentir l'amour, la joie, la tristesse, l'inquiétude, la tendresse.

Chapeau !

Zélie Geoffroid, Mathieu Leal, Juliette Louf

vendredi 11 novembre 2016

La Confession

C'était la première projection publique en présence de l'équipe du film. Le réalisateur qui n'est autre que Nicolas Boukhrief était présent ainsi que le producteur du film.

Au début de l'histoire une vieille femme  se confesse sur son lit de mort auprès d'un jeune prêtre. Un flash-back nous ramène des années plus tôt.
Nous sommes en 1945 au moment de la libération,  Barny (interprétée par Marine Vatch), une jeune femme communiste, résistante et athée, rencontre le nouveau prêtre de son village, Léo Morin (Romain Duris), un prêtre intriguant pour elle.
Curieuse, elle se rend à l'église chaque jour afin de le voir et le défier sur ses convictions. Petit à petit, elle sera prise à son propre jeu et tombera amoureuse de lui. Sa vie sera tellement bouleversée par cette rencontre qu'elle se convertira à la religion.  Est-ce par amour? chacun se fera son opinion. Barny est également mariée, mais son mari est prisonnier depuis le début de la guerre. Elle est la mère d'une petite fille qu'elle fait garder afin de pouvoir accueillir des réfugiés.
Barny est un femme têtue, courageuse, mystérieuse, solitaire.
Le père Morin aimant et généreux suscite, quant à lui,  toute l'attention des femmes du village mais semble n'en regarder qu'une, contre son gré, Barny.
C'est un film où s'entrelacent drame et amour.

@ purepeople.com


L'histoire est  profondément touchante, nous promenant entre espoir et tristesse. Trois spectatrices nous ont confié avoir été émues par cette histoire d'amour.

Une jeune lycéenne nous avoue :" Le film donne à réfléchir sur la vie, qu'on soit catholique ou pas peu importe. la religion dans le film bien que le personnage principal soit un prêtre n'est pas aussi présente qu'on pourrait le penser, enfin disons que le réalisateur ne porte aucun jugement sur les catholiques ou les athées. c'est un film très subtil".

Une spectatrice : "Je ne pensais pas aimer ce genre de film, et en fait je suis tout simplement bouche bée, face à une telle femme. Un film dramatique mais en même temps si léger, paradoxal".

Une autre : "J'ai tout simplement adoré, même si je ne suis pas contente de la décision du prêtre à la fin. Je suis assez triste actuellement, mais j'ai adoré, c'est un film à voir !".

A l'issue de la projection, le réalisateur prend la parole et en dit plus sur le choix des acteurs. Il souhaitait absolument que Romain Duris interprète le Père Morin, il trouve que c'est un acteur talentueux, parfait pour ce rôle.
Il  pensait Marine Vatch trop jeune pour le rôle de Barny, qui est un personnage intriguant et mystérieux. Elle fut, selon lui, parfaite dans le rôle.
Il explique que ce film est une adaptation du roman "Léo Morin ,prêtre" de Béatrix Beck. Nicolas Boukhrief  a fait une libre interprétation  de ce roman qu'il jugeait trop complexe.
Enfin le prêtre de Sarlat a pris la parole, devant une salle comble. il dit avoir adoré le film, qui donne une bonne image de la religion en général, "une jolie façon d'aborder le sujet sans l'aborder" 
Un joli film qui questionne chacun d'entre nous.

Lola Marie Tomassetti

jeudi 10 novembre 2016

Retour vers le futur 2

Nous sommes retournées au stand  de réalité visuelle pour le tester!
Ce fut une expérience impressionnante, bien au delà de ce qu'on attendait.

Nous avons questionné un des animateurs : celui-ci nous a dit qu'avec ce casque (actuellement, car la technologie ne cesse d'évoluer) nous pouvions regarder des films en réalité augmentée, des vidéos, jouer à des jeux vidéos, et même pour les personnes à mobilité réduite, visiter des musées tout en étant chez soi!

Selon lui,  le casque peut être utilisé dans le domaine de la psychologie :  en effet le casque peut être porté par des anciens combattants traumatisés par leur vécu. Pendant plusieurs séances chez un psychologue spécialisé, les anciens soldats portent le casque et  voient les paysages qui sont liés à des moments douloureux pour eux, lors de la guerre... Ce processus permettrait de les apaiser et de les "guérir" de leurs traumatismes.
 
De plus les personnes dotées d'un smartphone Sony Xperia pourront connecter leur téléphone à la console et choisir un décor naturel, de sorte qu'ils soient plongés dans un autre lieu tout en pouvant par exemple travailler...

Nous avons bien compris que l'animateur était là pour faire la promo de ce produit, mais, tout de même, nous avons été impressionnées par les possibilités d'exploitation de ce casque.

Comme nous sommes des blogueuses intrépides et pas peureuses, nous avons testé pour vous la réalité virtuelle. Nous... enfin, Charlotte a testé !
Transportée dans un train fantôme, elle a été plongée dans un vrai film d'horreur : armée de deux manettes en guise de pistolets, Charlotte s'est transformée en vraie guerrière, dégommant les clowns à la pelle!
La preuve en images : très sexy, Charlotte, équipée comme ça!
 
Charlotte, en pleine action
 
 
Une petite réaction, Charlotte? "Ce casque est vraiment incroyable, tout ce que nous vivons à "l'intérieur" nous donne l'impression d'être réel, les bruits, les images, tout donne l'impression d'y être, je recommande!"
 

Charlotte Vaunac, Emma Ouardi et Lucie Caudron

América América

Tout le monde est au courant, tout le monde en parle, l'élection de Donald Trump, alors ne pourquoi pas l'évoquer?

 
Photo disponible ICI


Des questions se bousculent dans nos têtes...
Qu'est ce qui a poussé les américains à voter Trump ? Pourquoi sommes-nous tous choqués ? Comment se fait-il qu'Hilary Clinton était donnée gagnante par les médias ? Voyons si les passants de Sarlat peuvent nous aider à y voir plus clair...

D’après vous, qu'est ce qui s'est passé dans la tête des Américains (sans faire de généralité) pour qu'ils aient eu envie de voter Donald Trump ? 

Sur cette question, les avis sont assez divers, et peu détaillés. Des réponses telles que la bêtise, les réseaux sociaux, un manque de réflexion ou d'informations (ils auraient pu regarder Jean Pierre Pernault quand même...), le changement, l'envie de l'inconnu, la peur : Trump était la seule véritable alternative.
 
 
Pensez-vous que certains ont été séduits par le côté extrémiste, car ils étaient mécontents de Barack Obama ?

Bizarrement les avis sont équivalents. Trois d'entre eux pensent que les Américains seraient déçus des choses inaccomplies qui avaient pourtant été promises par Barack Obama, telle que l'interdiction du port des armes (?), ils auraient aussi voté ainsi, par envie de neuf, car ils penseraient que leur système ne fonctionne plus. Une autre pense tout simplement que la politique de Barak Obama privilégiait le pouvoir économique plutôt que le bien-être et la paix du pays. Pour elle, c'est un cycle, une sorte de continuité.

 
Le fait qu'Hilary Clinton soit une femme a-t-il joué dans sa défaite ?

Pour tous, c'est un élément d'explication évident. Et puis la candidate a été vue et revue dans les médias, elle est trop vieille, elle garde l'image d'une femme soumise à son mari (l'ancien président, Bill Clinton), qui a accepté ses infidélités. Pour eux, elle n'incarnerait pas la force, la puissance, elle aurait donné une image endormie des États-Unis, et non  d'un pays à la tête du monde.

 
Comment cela se fait-il que certains "Latinos" aient voté pour Trump ? C'est se mettre à la porte soi-même non ?

Le mot "mystère" est présent dans la bouche de chacun (la réflexion est dure...). Certains pensent qu'ils sont perdus, qu'ils ne réfléchissent plus, que de voter Trump les rassure peut-être dans leur peur ; d'autres disent que les Latinos se perçoivent plus Américains que le futur président des États-Unis ne le pense. Finalement, c'est peut-être un vote contre Obama, qui n'as pas assez défendu la cause principale : la lutte contre le racisme.

 
D'après vous, qu'attend vraiment le peuple de Donald Trump ?
La réponse est unanime : écraser le monde et (re)devenir les maitres du monde. Ou bien ils attendent tout simplement d'être riches...

D'où vous vient l'image que vous avez de Donald Trump ?
 
Trois de nos passants ont répondu qu'ils regardent les informations tous les soirs. Ils ont cité notamment Itélé, BfmTv... On veut bien les croire, mais on sait tous que ce n'est pas le cas de tout le monde. Une autre a été sincère et nous a avoué : "Au début, j’écoutais les rumeurs, et je me suis dit qu'en effet, il fallait être contre lui, il n'y avait pas plus pourri que lui, mais un jour, à force d'entendre des insultes trop fortes, j'ai pris conscience de la chose, je me suis donc dirigée vers le web, et là, j'ai bien compris qui il était vraiment".

Pour tous, les avis sont mitigés sur le fait que Donald Trump puisse rester au pouvoir pendant quatre ans. Certains pensent qu'avec toutes ces manifestations, il risque de lui arriver quelque chose, d'autres pensent qu'il fera son mandat, et (soyons fous !) qu'il repassera peut être bien aux prochaines élections présidentielles !
Mais tous espèrent qu'il fera moins que ce qu'il dit, moi y compris d'ailleurs...

 
Quelles peuvent être les conséquences pour l'Europe ?

"C'est la catastrophe" nous affirme un homme interrogé... Le marché ira au plus mal, les exportations aussi bien entendu, et surtout son élection pourrait bien décomplexer les extrémistes d'Europe. Tous ne sont pas aussi catégoriques cependant : "Le monde connait un instant de pause, on attend tous la bouche ouverte, c'est la seule chose que je peux vous répondre, on attend...".


Voilà voilà ! C'en est fini de cette parenthèse géopolitique. On espère que cette petite touche d'actualité brûlante vous aura plu !

Lola Marie Tomassetti

Micro trottoir (mouillé)

C'est parti pour un incontournable du journalisme, le micro trottoir ! Nous sommes parties à la recherche des badges bleus, dans les rues de Sarlat et nous avons rencontré quelques lycéens perdus.
Nous les avons questionnés sur la ville, le festival et son organisation, leur logement, leur journée d'hier et surtout, sur les élections américaines !
 
Comme nous nous y attendions, pour la plupart, c'est la première fois qu'ils viennent à Sarlat. Ils connaissaient à peine la ville, à part, pour certains, pour sa dimension médiévale et ses bons restaurants (bonjour les clichés ! ).  
 
Nous leur avons demandé si la journée d'hier leur avait plu et ils ont tous répondu à l'unanimité que c'était une journée très intéressante et que ça leur avait beaucoup plu. La parfaite organisation du festival les impressionne.
Ensuite, nous les avons questionnés sur leurs conditions d'hébergement, surtout que beaucoup viennent de très loin. Pour la plupart, ils logent dans des campings (Camping de la rivière, camping de Vitrac). 
D'autres ont logé dans des gîtes mais petit problème, ils disent avoir dormi dans l'entrée... comme c'est étrange... Mais que s'est-il passé?
 
Nous avons évidemment parlé de l'information capitale de cette journée : le résultat de l'élection américaine. Une seule réponse à cette question: "ON EST DANS LA MERDE!"
 
 
Ces élèves de Paris et de Charentes nous expliquent ce qu'elles pensent du festival.
 
Marie-lou Cosse et Pauline Malet-Bouvet