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vendredi 15 novembre 2019

Marin des villes, Marin des champs


Ce matin a eu lieu une conférence sur le domaine de la photographie au cinéma. C'est Pascale Marin qui a mené cette conférence en expliquant son parcours et sa carrière et en répondant à nos questions.
A l'âge de 12 ans, elle a commencé à s'intéresser à la photographie et au cinéma. Elle a donc voulu en faire sa vocation en passant le concours de l'école Louis Lumière, qu'elle a réussi. Au bout de 3 ans, elle est devenue 2nde assistante dans des productions de films et petit à petit, elle a gravi les échelons. Ainsi, elle passe 1ère assistante pour finir par devenir directrice de la photographie. Ce métier consiste à recevoir des scenarii et choisir celui sur lequel elle souhaite travailler. Ensuite, elle va discuter avec le réalisateur pour comprendre son point de vue et ce qu'il souhaite transmettre. Puis, place au repérage et à l'évaluation du budget, du matériel et des équipes nécessaires. Une fois tout cela décidé et mis en place, on peut commencer le tournage !



Après ces quelques explications du métier, les jeunes festivaliers ont eu le droit de lui poser des questions. Celle qui a suscité le plus de débat était "quelles sont les trois qualités principales pour faire ce métier ?", ce à quoi elle a répondu qu'il fallait être tenace, curieux et savoir s'adapter facilement à toutes les situations.


Ce fut donc un atelier très instructif et très agréable à écouter. Merci à Pascale Marin pour ce moment.
Pascale Marin sur un tournage 


Thibault Martial et Lisa Peyrat


Médecins malgré eux

Venus faire la promotion de leur nouvelle comédie Docteur ?, les acteurs Hakim Jemili (qui nous a accordé un court entretien) et Michel Blanc (qui a donné une conférence de presse à laquelle nous avons assisté en présence d'autres journalistes) ont répondu à nos questions. Pour eux, cette comédie représente un moyen de faire rire en transmettant des émotions sur des situations médicales parfois difficiles. Hakim Jemili nous confie même que selon lui, ce film est "la meilleure comédie française de l'année" (rires). Tourné en seulement 37 jours, ce long métrage est, selon ce que nous dit Michel Blanc, plein d'improvisation. Il nous révèle également que c'est une preuve que ce duo fonctionne bien puisque, grâce à leurs différences, ils jouent mieux, ils sont donc complémentaires. En tant qu'acteurs, ils doivent savoir s'adapter à tous genres de situations et ce n'est pas parce qu'on joue un assassin qu'on devient un assassin ! Le comble de ce film, c'est que Michel Blanc qui incarne ici un médecin est, dans la vraie vie hypocondriaque ! 

Bref... au fur et à mesure de la conférence de presse, Michel Blanc dévie sur le sujet de l'humour et arrive ainsi à nous donner son opinion sur l'évolution de celui-ci. Pour lui, l'humour d'aujourd'hui "s'autocensure". C'est-à-dire que maintenant, avant de faire une blague, on est obligé de réfléchir pour savoir si elle n'est pas raciste, antisémite, misogyne, etc... Le second degré est en train de disparaitre, ce qui est dommage...

Pour le mot de la fin, Hakim Jemili nous a donné comme conseil de suivre notre propre route et de ne pas se fier à ce que disent les  professeurs... Maintenant à vous de juger si c'est un bon conseil... ou pas !


Michel Blanc et Hakim Jemili après la projection de Docteur ? au cinéma Rex


©Thibault Martial
                         









Lisa Peyrat

jeudi 14 novembre 2019

La fine équipe

Que se cache-t-il vraiment derrière l'organisation des petites séquences ?
Nous allons tout vous dire à ce sujet !

Nous avons rencontré Jordan Blaya (étudiant en Histoire) et Florent Brousse (professeur au Lycée Pré de Cordy) qui sont là pour le bon fonctionnement des petites séquences.

Il y a maintenant quelques années que Jordan Blaya a rejoint par hasard l'aventure des petites séquences afin de soutenir le projet. D'après lui, c'est une expérience positive et unique : les festivaliers tournent dans dix lieux différents dans la même ville ! 
Cet évènement très attendu des festivaliers ne serait pas aussi remarqué et remarquable sans l'intervention de Florent Brousse qui s'occupe de pourvoir aux besoins matériels urgents pour le tournage (vieillard - oui, oui, un vieillard ! - , tente, tuyaux d'arrosage...). En amont, c'est lui aussi qui reçoit les scénarii et les envoie aux différents réalisateurs qu encadrent les tournages.


Jordan Blaya (à gauche) qui répond à un étudiant  

 
Malheureusement, Jack Colas, fondateur des petites séquences et pilier du festival, était si bien caché que nous n'avons pas pu échanger ne serait-ce que quelques mots avec lui.


Jules Ripoll Dausa
 

Les folles aventures des petites séquences


Réaliser un film en trois jours : mission impossible ? 
Pas pour les festivaliers de Sarlat !


Dans la salle Pierre Denoix, les lycéens se préparent aux petites séquences : c'est comme cela que l'on appelle les courts métrages réalisés par des groupes de lycéens pendant le festival.
Pour la réalisation de leur court-métrage chaque groupe dispose d'un réalisateur, d'un monteur, de deux acteurs professionnels et d'un étudiant ManCav du lycée Pré de Cordy de Sarlat. Ils ne disposent que de 48 heures pour réaliser leur film.

Premier jour : les 10 groupes sélectionnés ont assisté à trois conférences en fin d’après-midi. La première consistait à préparer la direction des acteurs, les élèves ont du "pitcher" leur scénario, c'est à dire expliquer leur scenario en une phrase devant deux réalisateurs professionnels. La deuxième consistait à prendre contact avec les réalisateurs et la dernière avec les comédiens.


Bien sûr, toute l'année, les élèves sélectionnés se sont préparés à un tel projet. 
Chaque établissement sélectionné choisit un groupe de cinq élèves (à l'exception de Sarlat qui en a deux). Ensuite ils écrivent leur scénario sur un thème donné et cette année il s’agit de "l'attente". Les étapes suivantes se déroulent à Sarlat. 

Restez attentifs, car nous suivrons le travail d'un groupe chargé de réaliser une petite séquence, tout au long de la semaine ! 
un groupe des petites séquences en préparation de tournage
à suivre...

Jules et Léa B

vendredi 16 novembre 2018

Premières vacances

Premières vacances, première mondiale, premier coup de coeur. Premières vacances est une comédie romantique de Patrick Cassir, avec comme acteurs Camille Chamoux, et Jonathan Cohen (Serge le mytho spin-off de Bloqué). C'est l'histoire de deux personnes qui sont radicalement opposées, l'un aime que tout soit planifié, le luxe, et garder ses habitudes, l'autre préfère l'aventure, le renouveau. Alors quelle meilleure idée que de partir en vacances deux semaines après s'être rencontrés sur Tinder ? 

Malgré l'heure tardive de la projection, les rires étaient au rendez-vous.
Sans dévoiler l'intrigue du film, nous pouvons vous assurer que vous ressortirez en ayant le sourire aux lèvres. 


Ben et Marion dans l'avion

Ce film mêle avec justesse humour et amour, l'histoire est très drôle mais les personnages sont aussi très attachants. Nous avons adoré avoir le privilège d'assister à la première diffusion mondiale, et malgré le fait que ce soit le premier film de Patrick Cassir, nous n'avons pas de mal à imaginer qu'il fera une grande carrière en démarrant avec un film si bien fait. 

Mikaël Pecyna, Clément Ross

jeudi 15 novembre 2018

La tortue (pas) ninja

Michael Dudok de Wit était présent lors de la séance de projection de son premier long métrage animé La tortue rouge et il nous raconte tout son parcours pour en arriver jusque là. Pour lui ça a été un grand honneur quand il a été contacté par le Studio Ghibli, le Disney japonais. Avec l'ensemble de son équipe ils n'auraient jamais imaginé réaliser un si gros projet. Non pas faute d’envie mais de moyens techniques et financiers.

(Emma Sirey, Dudok de Wit réalisateur de "La tortue rouge")
 

Même si ce long métrage est sans dialogue, il n'est pas sans suspens ! Jusqu'à la dernière minute, la beauté des dessins et de la musique transporte le spectateur. L'histoire mêle le réel au fantastique en dévoilant de magnifiques paysages. Elle dévoile les différentes étapes de la vie humaine en harmonie avec la nature. C'est non seulement une très belle réalisation mais c'est aussi le premier film d'animation à être inscrit au programme du baccalauréat. 
                      
                                                                                                  Clara Lucas, Emma Sirey

Autant en emporte l'histoire

Revenons sur les règles imposées des petites séquences, car ce n'est pas aussi facile qu'on peut le penser ! 

En effet, les groupes doivent réaliser leur tournage en une demie-journée, tout comme le montage. 
Le décor, le lieu de tournage est uniquement la ville de Sarlat et il n'y a aucun tournage de nuit. La liberté est laissée pour les choix des costumes et accessoires, mais le festival ne fournit rien. 
Bien sûr, les élèves doivent apporter leur propre matériel (caméra, perche...) et les musiques utilisées sont préalablement enregistrées.  
Pour finir, les court-métrages seront projetés vendredi soir à 18h15 au centre culturel. 

Williams Crépin et les élèves de la Réunion sur le tournage.

Blanc De La Morinerie Ludivine, Brugues Mélanie

mercredi 15 novembre 2017

Rush Hours

Le festival de Sarlat, c'est bien évidemment des gros films qui seront dans toutes les salles mais aussi des courts métrages réalisés par des bandes de potes  lycéens tout comme nous, qui ont traversé la France parfois même les Océans à l'instar de nos amis Canadiens. Nous avons rencontré aujourd'hui les probables réalisateurs de demain.

Damien, lycéen de Saint Étienne, acteur dans l'une des petites séquences.

De Mardi à Jeudi, des groupes de lycéens se sont retrouvés dans Sarlat avec l'objectif de produire un court-métrage. Le thème de cette année : "la solidarité".
Ils sont encadrés par des réalisateurs tels que Jérôme Enrico (Paulette), Jean-Claude Larrieu (Julieta, Normandie nue), ou Frédéric Chignac (Le temps de la kermesse est terminé) qui vont aider ces jeunes à améliorer des petites choses grâce à leur expertise et leur savoir faire.

Jérôme Enrico, au milieu des lycéens de Montréal

Nous nous sommes attardés sur le tournage des Montréalais. Ils travaillaient sur une scène dans la boutique bio ''La vie claire''. Nous en avons profité pour questionner la gérante, Mme Ginestet, qui s'est faite déloger de son commerce.
 "Je trouve formidable le fait que des jeunes d'ailleurs viennent ici avec un projet bien défini, ils sont tous super agréables et ont une maitrise technique qui est déjà impressionnante pour leur âge".

Les lycéens de Talence, en briefing pour préparer le tournage

Comme vous pouvez le voir, les lycéens à qui on donne le plus de contraintes sont bel et bien capables de faire les plus grandes choses, donc n’hésitez pas à vous rendre au Centre culturel Vendredi soir pour assister à ces Petites Séquences !

Martin Malaurie et Hugo Pradellou.

jeudi 17 novembre 2016

Intouchables

"Courez! on n'arrivera jamais à temps!" voila, vous avez dû comprendre ...
On était à fond!
Hamé et Ekoué sont les réalisateurs de Les derniers parisiens, un film touchant émouvant, qui retrace leurs vies, ainsi que celle du célèbre acteur Reda Kateb. Amis depuis toujours, ces deux réalisateurs se lancent dans le cinéma.
Place Pigalle, fêtes, alcool, magouilles et compagnie, Nasser (interprété par Reda Kated) et Arezki (interprété par Slimane Dazi) sont deux frères qui s'aiment et se déchirent. Nasser rêve de fête et d'argent, et son frère tourne en rond cherchant sans cesse un modèle de vie à suivre : tous deux se battent pour un bar, car chacun a des ambitions différentes pour celui-ci.
Jusqu'à ce que Nasser remporte la victoire, et se fasse arnaquer, ce qui remettra en cause la relation des deux frères.
Le film est donc rythmé par cette problématique, ainsi que par le passé des deux frères, lourd et en fait mystérieux car on nous en dit peu.
L'équipe du film

Suite à la projection, un des réalisateurs nous en dit plus sur ce film qui leur tient à cœur :
Lola, Marie-Lou : Pourquoi avez vous d'accepté de venir à Sarlat?
Hamé : "Car on a été invité (ils rigolent en chœur), non parce qu'on ne se prend pas la tête qu'on vit au jour le jour, et on a décidé de venir parce que on avait envie".

Lola, Marie-Lou : Pourquoi le cinéma? vous avez évoqué lors de vos précédents passages, faire du rap, alors pourquoi se diriger vers le cinéma?
Hamé : "Parce que c'est le moyen de mettre une image sur ce qu'on évoque dans nos chansons, un moyen d'expression différent"
Il nous avoue aussi avoir été pris par un grain de folie, une envie de faire un film.

Lola, Marie-Lou : Vous souhaitez faire passer un message dans votre film, cela se ressent d'ailleurs.
Hamé : "En effet, la réalité est tout simplement différente de ce que les gens imaginent, des fois dans ces quartiers, y'a pas que des mauvais gars, des gars faibles, ce monde peut parfois être la dernière alternative, nous avons souhaité faire ce film, car il retrace ce que nous avons connu".

Lola, Marie-Lou : Vous avez d'autre projets?
Hamé : "Oh oui, pas mal, deux surtout, y'a encore plein de messages à faire passer."

Lola, Marie-Lou : Quels conseils donneriez-vous pour les jeunes de notre génération?
Hamé : "Travaillez, l'école c'est important, faut y aller. De notre côté, on s'est raccroché à ça et ça nous a sortis de cette merde. Faut pas croire, que les gens arrêtent de dire que pour le domaine artistique ou pour le cinéma y'a pas d'études à faire, juste se faire remarquer : il faut travailler. Les diplômes sont importants, l'argent pour un film est surtout donné fonction des études faites car ils nous prennent plus au sérieux, c'est con mais c'est comme ça. Il n' y a que les petits bourges où les chanceux qui accèdent à des castings sans connaissances ou juste en ayant fait un peu de théâtre : dans ce monde-là, il faut travailler".
 

Hamé

Nous terminons enchantées de cette interview intéressante, avec un homme touchant qui porte un véritable avis sur notre société.



Lola-Marie Tomassetti

vendredi 11 novembre 2016

La Confession

C'était la première projection publique en présence de l'équipe du film. Le réalisateur qui n'est autre que Nicolas Boukhrief était présent ainsi que le producteur du film.

Au début de l'histoire une vieille femme  se confesse sur son lit de mort auprès d'un jeune prêtre. Un flash-back nous ramène des années plus tôt.
Nous sommes en 1945 au moment de la libération,  Barny (interprétée par Marine Vatch), une jeune femme communiste, résistante et athée, rencontre le nouveau prêtre de son village, Léo Morin (Romain Duris), un prêtre intriguant pour elle.
Curieuse, elle se rend à l'église chaque jour afin de le voir et le défier sur ses convictions. Petit à petit, elle sera prise à son propre jeu et tombera amoureuse de lui. Sa vie sera tellement bouleversée par cette rencontre qu'elle se convertira à la religion.  Est-ce par amour? chacun se fera son opinion. Barny est également mariée, mais son mari est prisonnier depuis le début de la guerre. Elle est la mère d'une petite fille qu'elle fait garder afin de pouvoir accueillir des réfugiés.
Barny est un femme têtue, courageuse, mystérieuse, solitaire.
Le père Morin aimant et généreux suscite, quant à lui,  toute l'attention des femmes du village mais semble n'en regarder qu'une, contre son gré, Barny.
C'est un film où s'entrelacent drame et amour.

@ purepeople.com


L'histoire est  profondément touchante, nous promenant entre espoir et tristesse. Trois spectatrices nous ont confié avoir été émues par cette histoire d'amour.

Une jeune lycéenne nous avoue :" Le film donne à réfléchir sur la vie, qu'on soit catholique ou pas peu importe. la religion dans le film bien que le personnage principal soit un prêtre n'est pas aussi présente qu'on pourrait le penser, enfin disons que le réalisateur ne porte aucun jugement sur les catholiques ou les athées. c'est un film très subtil".

Une spectatrice : "Je ne pensais pas aimer ce genre de film, et en fait je suis tout simplement bouche bée, face à une telle femme. Un film dramatique mais en même temps si léger, paradoxal".

Une autre : "J'ai tout simplement adoré, même si je ne suis pas contente de la décision du prêtre à la fin. Je suis assez triste actuellement, mais j'ai adoré, c'est un film à voir !".

A l'issue de la projection, le réalisateur prend la parole et en dit plus sur le choix des acteurs. Il souhaitait absolument que Romain Duris interprète le Père Morin, il trouve que c'est un acteur talentueux, parfait pour ce rôle.
Il  pensait Marine Vatch trop jeune pour le rôle de Barny, qui est un personnage intriguant et mystérieux. Elle fut, selon lui, parfaite dans le rôle.
Il explique que ce film est une adaptation du roman "Léo Morin ,prêtre" de Béatrix Beck. Nicolas Boukhrief  a fait une libre interprétation  de ce roman qu'il jugeait trop complexe.
Enfin le prêtre de Sarlat a pris la parole, devant une salle comble. il dit avoir adoré le film, qui donne une bonne image de la religion en général, "une jolie façon d'aborder le sujet sans l'aborder" 
Un joli film qui questionne chacun d'entre nous.

Lola Marie Tomassetti

jeudi 10 novembre 2016

Les petites sequences N°2

Hier, toute l’après midi nous avons suivi la super équipe de Réunionnais à travers leur périple. Ils tournaient leur court-métrage avec l'aide de notre cher Franck Victor (et oui encore lui !!). 
L'équipe a couru toute l’après-midi sous la pluie froide, dans les rues glissantes de Sarlat. 
Avant de tourner la première prise, il y a beaucoup de chose à organiser, entre la mise en place du matériel, la vérification que tout fonctionne, l'organisation entre le caméraman et les acteurs, bah oui qui regarde où ? On peut comprendre qu'avec tant de choses à gérer, l'équipe était stressée ! Mais heureusement, Franck était là pour les guider. 
Bon, une fois tout cela réglé, action ?
Et ben non. D'abord il faut enlever toutes les personnes du cadre, répéter la scène une fois ou deux avec tous les équipements, il ne faudrait pas que l'acteur se prenne dans les fils de la caméra !! Ensuite, tout le monde fait silence, et seulement à ce moment là on peut entamer la procédure suivante :
  • En premier l'assistante réalisatrice dit "moteur demandé"
  • Ensuite quand le cameraman est prêt à filmer il répond "ça tourne !"
  • L'assistante réalisatrice continue en disant "annonce"
  • A ce moment là, la personne chargée de l'identification dit "Séquence 1, Prise 1, Fichier 001" en montrant un petit papier avec tout écrit dessus : le fameux "clap"
  • Une fois que cette personne a fini, elle sort du cadre et l'assistante réalisatrice peut enfin crier "actiooooooon !!"  

Et cette procédure ils la refont pour toutes les prises qu'ils prennent pour un plan. Et tant que ce n'est pas parfait ils la refont, et quand c'est parfait ils la refont quand même pour s'assurer d'en avoir une de secours. Et si celle de secours n'est pas parfaite, ils la refont ! Et oui, c'est long et difficile de tourner un film. 
Hier nous avons constaté qu'ils tournaient, environ, entre 6 et 10 prises par plan, ils sont bien courageux nos Réunionnais, et rien ne les arrête ! Même pas le froid et la pluie sarladaise qui ne les a pas épargnés.


De gauche à droite, Franck, le perchman, le cameraman, l'acteur, l’assistante réalisatrice et la personne chargée de l’identification avec le clap.


Enfin, pour que tout le monde sache qu'ils partent, le réalisateur crie "on casse le décor !" Par curiosité nous lui avons demandé la traduction de cette jolie phrase et il nous a répondu : "Comme ça tout le monde sait qu'il doit prendre le matériel pour qu'on puisse sortir au plus vite et se rendre sur le prochain lieu de tournage". Ah oui d'accord ! Il ne faut pas oublier qu'il n'avait qu'une seule après-midi pour filmer !



   

 Il ne faut pas négliger l'utilité du parapluie, car la caméra est le "centre du monde". 







Aujourd'hui notre équipe fait le montage de son film, nous irons donc les voir pour pouvoir vous raconter comment se passe la post-production pour eux !

 
Léa Braz et Isana Hryszkiewicz

mercredi 9 novembre 2016

La route des Indes


J'ai assisté à la conférence au Centre Culturel de Martine Armand, ancienne assistante de Satyajit Ray le réalisateur de Charulata (film du bac), et spécialiste en cinéma indien.

Mme Armand a retracé l'histoire du cinéma indien des années 1886 à nos jours : on se rend compte de l'évolution, et surtout on fait la découverte d'un tout autre monde, un monde de couleurs!
En Inde depuis toujours, le cinéma est d'inspiration mythologique principalement, ou sous forme de sagas, de séries.

Dans les années 30, les Indiens considèrent le cinéma comme du divertissement mais bien plus que ca, il doit être STRICTEMENT divertissant. Les films ne dénoncent rien, on évite tout sujet qui pourrait rappeler la réalité, sauf la culture indienne.  Dans les films de cette époque, le peuple pratique les prières uniquement en chantant (les croyances sont très importantes), pour donner un ton "champêtre" et festif dans n'importe quelles circonstances.

Avec le temps le cinéma évolue, comme dans le monde entier. Arrivent la couleur sur les grands écrans et les premiers studios à Bombay ("All India Cinéma") avec l'indépendance du pays en 1947.

On sent Martine Armand passionnée par ce qu'elle nous apprend. elle semble à l'aise : elle est tout simplement dans son élément.

Dans une deuxième partie, elle évoque le genre Bollywood apparu dans les années 90. Un terme qui, selon elle, est un mauvais choix pour désigner ce genre cinématographique : en effet, Bollywood n'est autre que la contraction de Bombay et de Hollywood, et les Indiens n'aiment pas être comparés à ce monde-là qui pour eux est insincère, et contraire à leur culture.
Alors les amis, on sort les dictionnaires et on cherche un nouveau nom!
 
En résumé : plus le film est à gros budget, plus cela doit se voir, dans le film. Voila pourquoi tout est beau et impressionnant dans ce genre de films (d'ailleurs je vous invite a en voir au moins un, c'est fabuleux et très beau!)

Le cinéma indiens rime avec : positivité, chant, danse, bonheur, couleurs, amour. Généralement, le cinéma indien est une comédie dramatique-romantique. Décidément l'amour est partout même au festival! 

La conférencière nous a aussi montré des extraits de films, en voici quelques-uns : Melody of Love, Mother India, Pather Panchali, Les aventures de Goupil et  Baga (titre du film traduit en francais), et La famille India.
 
Enfin, parce que rien ne vaut les images, voici des photos extraites du film La famille India, typiquement "bollywoodien"!




Cela se voit, que j'adore le cinéma indien? J'espère vous avoir conquis!

Lola marie Tomassetti


mercredi 11 novembre 2015

Les petites séquences : chapitre 3

Ça tourne ! Ce matin nous rejoignons notre équipe à l’hôtel de la Madeleine pour assister au tournage de leur mini séquence.
Le travail est déjà bien entamé quand nous arrivons sur place. Le scénario ENFIN bouclé, nous retrouvons nos futurs réalisateurs, beaucoup moins stressés que la veille ! Après avoir travaillé jusqu'à deux heures du matin pour boucler leur scénario, ils sont impatients de présenter leur production.
Il s'agira donc d'une femme qui, à l’occasion d'un film dans lequel elle sera figurante, rencontre Jean Dujardin. Elle croise son regard et tombe sous son charme (comme quoi Jean Dujardin aura vraiment inspiré tout le monde cette semaine !). Dès lors, son petit ami, tellement excédé par cette obsession, décide d'organiser une rencontre entre sa copine et Jean Dujardin. La chute du film ne nous est pas dévoilée, bien que nous allions assister par la suite au tournage de la dernière séquence.
En effet, le tournage se déroule en trois séquences. Nous les rejoignons au cours de la fin de la deuxième et assistons entièrement à la troisième qui se tourne dans une des chambres de l'hôtel de la Madeleine. Cette chambre (qui dans le film est censée être la chambre Jean Dujardin) est en réalité la chambre attribuée au réalisateur qui encadre notre équipe. Les élèves se sont vus attribuer deux acteurs, en fonction de leur scénario (une femme et un homme).
Les lycéens se prennent au jeu et réussissent à donner (assez timidement il faut le dire) des directives aux acteurs qu'ils encadrent. Le réalisateur (très sympathique) est d'une aide majeure pour nos techniciens en herbe et prend aussi beaucoup les choses en main.
Nous nous entassons tant bien que mal pour tous tenir dans la pièce. Le tournage commence et nous nous faufilons parmi les pro pour assister le plus près possible au tournage : nous ne sommes pas déçus!

 En plein tournage dans la chambre d'hôtel  : le réalisateur entouré des étudiants et de l'actrice (en blanc)

En effet le tournage se déroule dans une très bonne ambiance, le réalisateur nous raconte des petites anecdotes sur sa nuit (que nous ne pourrons malheureusement pas diffuser...). Il montre l'exemple et prend la pose de l'actrice pour lui montrer précisément ce qu'elle doit faire, un élève lui dit alors en riant : "Vous êtes à fond". Les derniers réglages de lumière et de cadrage s’opèrent, ainsi que des changements de dernières minutes sur quelques scènes, puis enfin : ACTION ! 
Mais à ce moment précis, la fanfare pour la commémoration du 11 novembre retentit ... mince ! 
Après plusieurs prises, le tournage se termine et les étudiants sont impatients d'aller déjeuner. Nous les retrouverons demain pour le montage de leur court-métrage accompagné de Jérôme Bréchet, un professionnel de l'étalonnage (qui a travaillé avec Luc Besson: c'est pas rien quand même !).

 Alice CORLOSQUET, Anthonin IRAGNE