dimanche 13 novembre 2016

Le club des 5.


Nous avons été ravies de voir le nouveau film de Magaly Richard-Serrano, La fine équipe (réalisatrice du film Dans les cordes) avec Doudou Masta, Annabelle Lengronne, Ralph Amoussou, Jackee Toto et William Lebghil. C'est l'histoire de Omen (William Lebghil) un grand fan de Stan (Annabelle Lengronne) et de son groupe de rap qui galère. Quand Stan cherche un "chauffeur polyvalent à tout faire", Omen propose alors ses services et enfin il est engagé dans le groupe dont il est fan. Pour autant il ne sera pas accepté facilement comme un membre du groupe.  

Après la projection du film, s'est tenue la rencontre avec l'équipe du film. Les acteurs et la réalisatrice ont répondu aux questions des lycéens plusieurs questions très intéressantes ont étaient posées comme : " Est ce que ça vous fait peur d'être attaché à un rôle, à un personnage comme par exemple Slimane pour William, vous n'avez pas peur que les gens ne vous reconnaissent que pour ce rôle?" 
William:" Non je n'ai pas peur de ça et justement je pense que d'avoir fait ce film montre aux gens qui pensaient que je n'étais que Slimane que je peux faire autre chose. C'est un rôle que j'ai beaucoup aimé mais il faut savoir jouer d'autres personnages et c'est tout là le métier d'acteur."
Un lycéen dans la salle:" Est ce que vous allez sortir une bande son du film? Parce que vraiment les chansons sont superbes!"
Magaly: "Alors oui, nous avons prévu de sortir une bande son en même temps que le film donc le 30 Novembre prochain, elle sera disponible sur itunes."
Après ces quelques questions, l'équipe n'a pas échappé à la traditionnelle séance de dédicaces.

De gauche à droite: Doudou Masta, Jackee Toto, William Lebghil, Annabelle Lengronne, Magaly Richard -Serrano (derrière).


Pour finir notre festival sur une belle note, nous avons la chance d'avoir une interview privée avec l'équipe du film à l’hôtel Le Renoir, nous attendons donc quelques minutes devant l'hôtel (où nous tenons compagnie à Reda Kateb en train de fumer dehors !). Et puis arrive l'équipe du film avec qui nous avions rendez-vous, nous nous installons et l'interview commence (nous ne sommes pas les seules à vouloir poser des questions car plusieurs autres personnes nous accompagnent)
Une dame: "Comment avez vous fait pour savoir rapper aussi bien alors que vous n'êtes pas rappeurs ?" 
Jackee:" Vous savez moi je ne rappais jamais à part comme tout le monde sous la douche et ce film m'a appris que rapper ça ne s'invente pas, que c'est très technique. "


Magaly: "Nous avons fait appel à Oxmo Puccino qui est quand même le top du top dans le domaine du rap français et il nous à coaché, à la base il n'y avait que Doudou qui savait rapper."

Doudou:" Oui, je suis le seul qui sais rapper et au final dans le film je suis le seul qui ne rappe pas (rires)! J'ai fait une carrière de rap pendant 15 ans et c'est ça qui m'a emmené vers le cinéma."

Marie-Lou: "Justement, combien de temps avez-vous travaillé avec Oxmo Puccino pour arriver à ce résultat-là ? "

Annabelle: "En tout, je pense que nous avons du mettre un mois ou un mois et demi, c'est allé très vite. Doudou nous a aidé aussi et Oxmo a coaché différemment chacun de nous, il à travaillé avec notre caractère, par exemple moi dans mon rap je suis assez agressive et ça correspond tout à fait à mon personnage."

Une autre dame : " On voit dans le film des artistes qui galèrent et qui du coup sont obligés de faire des petits boulots, est ce que ça vous est arrivé d'en faire vous aussi ? "

Magaly:" Vous savez, j'ai mis beaucoup de temps avant de pouvoir faire ce que je voulais, mon premier film je l'ai fait à 30 ans du coup j'ai eu beaucoup de petits boulots : j'ai par exemple bossé a la Fnac, je pense que tout le monde ici à fait des petits boulots" (elle se tourne vers les autres).
William:" Moi, j'ai travaillé dans un hôpital psychiatrique".
Doudou:" Tout s'explique!"
Fou rire général!
William:" Haha non mais je triais les médicaments, c'était pénible mais je le faisais pour pouvoir payer une pièce de théâtre que j’organisais et je me suis bien débrouillé parce qu'à la fin j'avais assez gagné d'argent avec mon boulot et les entrées de spectacles pour payer les décors et tout ce qui va avec. Je n'avais pas payé les acteurs car ils étaient venus bénévolement."

Après cette belle anecdote, nous nous quittons et souhaitons bon courage à toute l'équipe pour le suite du festival et pour la réussite de leur film.
   Marie-Lou Cosse et Pauline Malet-Bouvet





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