jeudi 14 novembre 2019

P.R.O.F.S

Pour vous, nous sommes allées interroger deux professeures de lycées lointains pour connaitre leur organisation interne (financement, choix des professeurs...) pour ce festival et quelques anecdotes.
Brigitte est originaire de Reims et Blandine de Gif-sur-Yvette, en région parisienne, mais sont toutes deux des habituées de ce festival : notre rémoise vient depuis 26 ans et notre parisienne depuis 4 ans.
Elles sont toutes les deux arrivées en bus et ont fait un trajet d'environ 9H et restent jusqu'à samedi.
photographique de Blandine
 

Dans leurs établissements respectifs, le financement est le même : les familles des élèves payent la totalité des frais du voyage, tandis que le lycée finance celui des professeurs. Autre point commun de leurs écoles : 2 professeurs de cinéma volontaires jouent le rôle d'accompagnateurs. Cependant, le ratio élèves-professeurs n'est pas le même. En effet, Brigitte encadre 14 élèves tandis que Blandine n'en gère que 8.
Ces deux professeures ont une entière confiance en leurs étudiants et leur laissent du temps libre entre chaque projection et conférence.

Malgré toutes ces similitudes, il reste quelques points de divergence. La préparation est plus assidue pour les rémois :
  • ils débriefent matin et soir,
  • ils  ont travaillé en amont sur l'écriture des scénarios des minis-séquences
  • ils devront rendre un dossier complet incluant analyse, synopsis et opinion pour chaque film vu. 

Au contraire, les parisiens ne préparent pas spécialement leur venue au festival et débriefent seulement en aval de l'évènement. Cependant, le programme journalier est connu de chaque élève pendant leur trajet, où un des deux accompagnateurs prend le micro pour les informer.


Pour finir, deux anecdotes sur leurs expériences du Festival : une tragique et une pleine de tendresse.
La première nous vient de Blandine et date de la première année de sa venue. C'est un évènement qui l'a marqué profondément. Le dernier soir, le vendredi 13 novembre, alors que les lycéens fêtaient leur semaine tous ensemble sans la surveillance des professeurs, un attentat fait rage au Bataclan, à Paris. Toute la France fut marquée par cet évènement et particulièrement les étudiants ayant laissé leur famille dans la ville brisée.
La seconde anecdote, beaucoup plus joyeuse, est racontée par Brigitte et date d'il y a 15 ans. Un chaton errant fut découvert dans une rue et sa nouvelle famille, c'est-à-dire quelques-uns de ses élèves) l'hébergea pendant toute la semaine dans leur chambre. Au moment de leur départ, la femme de ménage leur ramena ce petit être aimant et une des élèves l'adopta. Ce petit chanceux est encore en vie et se prénomme Sarlat, en souvenir de leur aventure !


photographie de Brigitte en compagnie de ses élèves
 

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