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dimanche 17 novembre 2019

cérémonie de clôture

C'est ce samedi 16 novembre au soir que se termine le 28 éme festival du film de Sarlat. Cette soirée débute par les remerciements Pierre-Henri Arnstam, d'Arnaud Vialle accompagnés de ceux de Jean Raymond Garcia et Pierre-Henri Arnstam.

discours de Jean Raymond Garcia                     © Thibault Martial

Après ces quelques mots, place à la remise des prix : 

  • la salamandre d'or est attribuée à...  Les Eblouis de Sarah Suco 
  • le prix d’interprétation féminine pour...  Céleste Brunnquell (Les Eblouis) 
  • le prix d’interprétation masculine pour ...  Grégory Montel (Les Parfums)
  • et le prix des lycéen est attribuée à...  Docteur ? 

La cérémonie de clôture se termine par la présentation du film Papi Sitters de Philippe Guillard en présence du réalisateur, et des comédiens Olivier Marshall et Gérard Lanvin.

Olivier Marchal, Gérard lanvin et le producteur Philippe Guillard                ©Thibault Martial



Merci à tous d'avoir suivi notre blog pendant cette semaine de festival. Toute l’équipe vous remercie et à l'année prochaine!!!

La fine équipe, de gauche à droite : Maëlis Colombel, Thibault Martial, Lisa Peyat, Alice Kneblewski, Jules Ripoll Dausa, Faustine Felez, Léa Couderc, Léa Bordas, Léa Vieillevoye, Asma Karodia, Mylena Froidefond, Alice Delbos, Chloé Mieszala

Thibault Martial

vendredi 15 novembre 2019

Marin des villes, Marin des champs


Ce matin a eu lieu une conférence sur le domaine de la photographie au cinéma. C'est Pascale Marin qui a mené cette conférence en expliquant son parcours et sa carrière et en répondant à nos questions.
A l'âge de 12 ans, elle a commencé à s'intéresser à la photographie et au cinéma. Elle a donc voulu en faire sa vocation en passant le concours de l'école Louis Lumière, qu'elle a réussi. Au bout de 3 ans, elle est devenue 2nde assistante dans des productions de films et petit à petit, elle a gravi les échelons. Ainsi, elle passe 1ère assistante pour finir par devenir directrice de la photographie. Ce métier consiste à recevoir des scenarii et choisir celui sur lequel elle souhaite travailler. Ensuite, elle va discuter avec le réalisateur pour comprendre son point de vue et ce qu'il souhaite transmettre. Puis, place au repérage et à l'évaluation du budget, du matériel et des équipes nécessaires. Une fois tout cela décidé et mis en place, on peut commencer le tournage !



Après ces quelques explications du métier, les jeunes festivaliers ont eu le droit de lui poser des questions. Celle qui a suscité le plus de débat était "quelles sont les trois qualités principales pour faire ce métier ?", ce à quoi elle a répondu qu'il fallait être tenace, curieux et savoir s'adapter facilement à toutes les situations.


Ce fut donc un atelier très instructif et très agréable à écouter. Merci à Pascale Marin pour ce moment.
Pascale Marin sur un tournage 


Thibault Martial et Lisa Peyrat


jeudi 14 novembre 2019

3 petits chats

L'aventure c'est l'aventure chapitre II

Enfin l'interview avec Julie Gayet peut avoir lieu...

Interview avec Julie Gayet et Mathieu Busson                                                                         ©Thibault Martial


D'où vient l'idée Visages villages ? 
L'actrice nous répond que cette idée vient du travail d'Agnès Varda : en effet Agnès avait envie de faire ce voyage et Rosalie, sa fille qui est productrice, lui a fait découvrir JR. Ainsi, ce périple est tiré de cette rencontre.

Pourquoi être co-productrice ? 
Pour accompagner les réalisateurs, être leur regard extérieur. La difficulté était de trouver de l'argent même si Agnès Varda était quelqu'un de connu. Julie Gayet dit d'Agnès Varda et de Rosalie qu'elles sont pour elle une "famille" et rajoute qu'elle considère Agnès Varda comme sa "maman du cinéma". Une fois le film fini, Julie Gayet a aidé à programmer le film au festival de Cannes.

Document scénarisé ? 
Le film n'était pas entièrement scénarisé, ils avaient prévu des voyages, mais ils improvisaient en fonction des emplois du temps de l'un et l'autre, comme une fabrication en train de se faire. Le documentaire est plus ou moins écrit "mais s'écrit en se faisant". Tout au long de Visages villages, des références à Godard sont faites, notamment à la fin, qui n'en est pas vraiment une. 

Un message ?
Le message ne vient pas d'elle mais d'Agnès Varda ; pour elle le cinéma est  une œuvre poétique et dans Visages villages elle avait vraiment envie de  quelque chose qui ressemble à la célèbre comptine "marabout, bout de ficelle" c'est-à-partir de "partir, d'aller dans une ville, d'avoir une idée, de rebondir, d'aller ailleurs"... enfin bref de suivre JR. Au travers de ce voyage, Agnès voulait raconter ce qui se passe entre une personne comme elle qui est en train de perdre la vue, de vieillir, plutôt vers la fin de sa vie et un jeune homme au début de sa vie et qui pourrait être son petit-fils. Dans le film, ils sont tous deux photographes dans le domaine du street art. Julie Gayet nous confie également que ce qu'elle aime c'est que le film peut parler "à vous comme à ma grand-mère" (rires).


Julie Gayet présentant Visages villages                                     ©Thibault Martial

 Léa Viellevoye et Lisa Peyrat

La tête dans les étoiles

  La salle se rallume, les applaudissements redoublent à l'arrivée sur scène d'Alice Winocour, la réalisatrice du film Proxima. Les spectateurs ont beaucoup de questions à lui poser.
   Le long métrage raconte l'histoire de Sarah, une astronaute française qui s'apprête à partir pour une mission d'un an sur mars. La seule chose à laquelle elle n'est pas préparée, c'est la séparation avec sa fille. Ce film centré sur l'amour entre mère et fille est très émouvant.
    Devant une foule de lycéens, la réalisatrice se prête au jeu des questions-réponses avec beaucoup d'entrain. Elle nous apprend que l'actrice Eva Green a réellement dû suivre un entraînement sportif intensif pour supporter la combinaison spatiale de 150 kg. Néanmoins, elle n'a pas participé à certaines scènes comme celle de la centrifugeuse qu'elle n'aurait pas pu supporter. Alice Winocour a partagé quelques anecdotes de tournage. Par exemple, les actrices jouant la mère et la fille n'étaient pas du tout tactiles. C'est un point qu'elle a dû travailler avec les actrices pour représenter une relation fusionnelle.
   En tous cas, on est certaines que le film va décoller à sa sortie et la réalisatrice aura parfaitement accompli sa mission.


le présentateur et Alice Winocour ©Thibault Martial



                                                                               
Alice Kneblewski
Faustine Felez

Les folles aventures des petites séquences


Réaliser un film en trois jours : mission impossible ? 
Pas pour les festivaliers de Sarlat !


Dans la salle Pierre Denoix, les lycéens se préparent aux petites séquences : c'est comme cela que l'on appelle les courts métrages réalisés par des groupes de lycéens pendant le festival.
Pour la réalisation de leur court-métrage chaque groupe dispose d'un réalisateur, d'un monteur, de deux acteurs professionnels et d'un étudiant ManCav du lycée Pré de Cordy de Sarlat. Ils ne disposent que de 48 heures pour réaliser leur film.

Premier jour : les 10 groupes sélectionnés ont assisté à trois conférences en fin d’après-midi. La première consistait à préparer la direction des acteurs, les élèves ont du "pitcher" leur scénario, c'est à dire expliquer leur scenario en une phrase devant deux réalisateurs professionnels. La deuxième consistait à prendre contact avec les réalisateurs et la dernière avec les comédiens.


Bien sûr, toute l'année, les élèves sélectionnés se sont préparés à un tel projet. 
Chaque établissement sélectionné choisit un groupe de cinq élèves (à l'exception de Sarlat qui en a deux). Ensuite ils écrivent leur scénario sur un thème donné et cette année il s’agit de "l'attente". Les étapes suivantes se déroulent à Sarlat. 

Restez attentifs, car nous suivrons le travail d'un groupe chargé de réaliser une petite séquence, tout au long de la semaine ! 
un groupe des petites séquences en préparation de tournage
à suivre...

Jules et Léa B

mercredi 13 novembre 2019

Au revoir le gaspillage !

Cadrage à la Agnès Varda ©Chloé Mieszala

Aujourd'hui 13 novembre, nous sommes allées voir Les glaneurs et la glaneuse d'Agnès Varda. C'est un documentaire sur le gaspillage, le glanage ainsi que sur la trouvaille d'objets. Agnès Varda interroge des personnes qu'elle voit glaner ou récupérer des aliments dans la rue, dans les poubelles, dans les champs abandonnés et après les marchés. Un moment de ce documentaire qui nous a plu, est la trouvaille d'une horloge sans aiguille pour ne pas voir le temps passer. Le fait qu'elle nous rappelle qu'il ne faut pas gaspiller, même le temps, nous plait particulièrement. Et vous ?
Horloge sans aiguille film Les glaneurs et la glaneuse d'Agnès Varda,
Asma Karodia et Chloé Mieszala

Les misérables glanent et nous (re)cueillons

Nous avons assisté à la projection Les glaneurs et les glaneuses, long métrage d'Agnès Varda, et par la suite recueilli l'avis de quelques élèves, ayant choisi de rester dans l'anonymat. (pour lire le résumé et la critique du film : article en cours)


Selon une jeune étudiante, ce film est intéressant car il traite de l'évolution des métiers à travers les âges et de la place qu'occupe la nouvelle technologie dans les salaires et les activités. Pour souligner son propos, son ami prend pour exemple un personnage du film, sans travail et étant obligé de "grappiller" pour survivre, se sentant de plus en plus méprisé et ignoré.
Un autre étudiant a aimé ce film d'un point de vue scénaristique mais l'a trouvé, d'un point de vue cinématographique, basique et parfois même inintéressant. De plus, certains passages l'ont ennuyé, comme la minute consacrée au cache objectif de son appareil, ou encore les longues séquences de camions. 
Tous se sont accordés sur le manque de rythme du film, mais les avis divergent sur le contenu même. L'ami de notre première étudiante a même mentionné qu'il était déçu par le travail d'Agnès Varda sur ce film, alors que c'est une réalisatrice qu'il trouve pourtant exceptionnelle.

grappiller : terme employé dans le film qui désigne la cueillette des fruits poussant sur les arbres et qui n'ont pas été récoltés.

Agnès Varda recueillant les images de son film ©AgnèsVarda
Léa Couderc et Maëlis Colombel

A fond

LES CHAUFFEURS, ce côté obscur du festival du film méconnu du grand public.
 Notre mission ? comprendre qui ils sont.
Bingo ! mardi 12 novembre nous parvenons à en trouver un.
Voici l'histoire de Daniel : chauffeur bénévole depuis 7 ans pour le festival du film de Sarlat il est accompagné par neuf autres chauffeurs tous retraités sauf un qui est père de famille et qui utilise ses vacances pour répondre aux besoins des stars (acteurs, réalisateurs...).
En sept ans de métier, ce gentil monsieur en a vu passer des stars, les anecdotes sont donc nombreuses. En voici une :

Story time:
Il y a deux ans, Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg ne voulaient pas sortir de la voiture car il faisait trop froid.
Notre chauffeur a alors passé 20 minutes à discuter avec eux, quelle vie !

Le super chauffeur et son bolide !
Thibault Martial

mardi 12 novembre 2019

On ne devrait jamais quitter Angoulême

Les élèves du LISA (Lycée de l'Image et du Son d'Angoulême), en Terminale Littéraire et spécialisés dans les arts du cinéma, nous ont accordé du temps pour partager avec nous leurs aventures et leurs premières impressions sur la région et sur les films présentés au festival du film.

Nous avons interrogé Arthur, Nour, Maturin, Zoran et Angus.
Ces élèves viennent d'un lycée réputé d'Angoulême et ont supporté un trajet de plus 3h pour participer à ce festival, preuve de leur grande motivation !
Du lundi au vendredi,  ils seront logés dans des bungalows et assisteront, comme les étudiants des 24 autres établissements participants, à la projection de nombreux films et conférences.

photographie de Nour

photographie de Maturin

photographie d'Arthur

Que pensent-ils de notre région ? Ils sont unanimes pour dire que Sarlat est une ville magnifique et ancienne, le centre historique particulièrement attractif leur a plu. Nour a beaucoup aimé les "rues étroites et pavées, les façades en vieilles pierres et la mythique maison de La Boëtie". De plus, ils ont trouvé les Périgourdins extrêmement agréables et très accueillants (même si certains élèves ont connu quelques déboires).
Ils sont pour la plupart ravis de leur venue et ce n'est que le début... Leur semaine sera bien remplie entre conférences, projections de films et rencontres avec des professionnels.
En effet, les élèves devront rester passionnés car ils se lèveront toute la semaine à 7h, assisteront à environ 5 séances par jour et ne se coucheront au plus tôt qu'à minuit.

La plupart de ces étudiants interviewés ont le même avis sur les films La Pointe Courte et Sans Toit ni Loi de Agnès Varda : tout d'abord, Arthur pense que La Pointe Courte est un film qui représente la nouvelle vague. Bien que les plans ne soient pas vraisemblables, le rendu est très esthétique et c'est ce que souhaitait cette réalisatrice pour son premier long métrage.
Ensuite, Angus a évoqué la lenteur du film mais a tout de même souligné sa beauté.
Zoran, quant à lui, a donné un avis plus précis : "Ce film est humain et met en valeur des personnes lambda dans leur quotidien. Cela nous permet d'en apprendre plus sur eux. Les images sont parfaitement dessinées et les plans sont définis et bien construits".
Ils sont aussi en accord sur l'étrangeté des bruitages et du son, qu'ils ont jugé inadaptés.

Pour la projection de Sans Toit ni Loi, Maturin et Maël se sont empressés de nous décrire l'héroïne comme détestable et impolie. Au contraire, Angus a été le seul à la caractériser comme indépendante et simplement différente.
De plus, Nour a décrété (oui, décrété ! ) que ce film était intéressant  d'un point de vue sociétal car nous assistons à l'évolution des personnes devenant asociales. Il nous fait réaliser que nous pourrions les aider.
Contrairement au premier film, les avis sont plutôt partagés car certains l'ont apprécié et d'autres ont été excédés par le comportement du personnage principal, interprété par Sandrine Bonnaire.

Durant l'après-midi, ils ont assisté à trois autres séances : Cléo 5 à 7, Filmmakers et Proxima. Nous nous sommes quittés quelques minutes avant la projection de leur troisième film. Nous n'avons donc pas pu recueillir leur opinion.

Nous allons les suivre durant toute cette semaine de folie et ils partageront avec vous leurs avis, leurs émotions et leurs préférences.
Nous vous donnerons des nouvelles prochainement !

TO BE CONTINUED...


Léa Couderc et Maëlis Colombel

Le Saint-Graal

Le mantra de notre semaine, notre mois, notre vie est : Parité hommes-femmes ! Dans le domaine du cinéma, elle est peu existante. C'est pourquoi la première personne que nous voulions interviewer était une femme. Dans notre recherche désespérée, nous avons finalement rencontré Blandine Bollier, la directrice du Rex, qui a gentiment accepté de répondre à nos questions.
Cela fait huit ans qu'elle travaille dans le milieu du cinéma et elle trouve que le sujet de l'égalité est aujourd'hui médiatique et qu'il est possible de débattre dessus. C'est pourquoi, d'après elle, tout le monde a le droit de réagir, les femmes concernées par le mouvement #MeToo, tout comme les femmes de "La  Tribune des cent femmes". Néanmoins, Blandine Bollier a déjà été témoin de situations critiques comme par exemple des hommes n'adressant pas la paroles aux femmes sur un lieu de travail. Ce témoignage montre son positionnement par rapport à l'importance de ce débat dans lequel tout le monde peut se sentir concerné et touché. La parité est un thème qui tient à cœur à la directrice, de par son genre et ses convictions.
Blandine Bollier
Alice Kneblewski
Faustine Felez

lundi 19 novembre 2018

cérémonie de cloture

La cérémonie de clôture de cette 27ème édition commence par les remerciements de M. Vialle, M. Armstam et M.Bonduel à toutes les équipes du film cinéma Rex de Sarlat ainsi qu'au équipes du centre culturel. 
M. Armstam rappelle le nom des lycées vainqueurs des différents prix remis la veille. Il annonce également le palmares court métrages : 

Mention spéciale : Les Empêchés de Stéphanie Vasseur et Sandrine Terragno
Meilleur court métrage : Coté Coeur de Hélloïse Pelloquet


Hélloïse Pelloquet, réalisatrice de Cote Coeur


La soirée continua par le palmarès des différents prix du jury jeunes ayant :

Meilleure interprétation féminine   : Camille Chamoux dans Premières Vacances

Meilleure interprétation masculine : Jacques Gamblin dans L'incroyable histoire du facteur cheval

Meilleur film du jury jeunes : Edmond de Alexis Michalik

Jordan Blaya, gérant de ce jury jeunes, annonce que les membres du jury ont pris leur rôle très au sérieux et qu'ils avaient à coeur de remplir leur mission.


Le jury jeune accompagné de Marc Bonduel Germinal Peiro et Pierre-Henri Armstram
 
La remise des prix continue par les prix remis par le public du Rex :
Le prix du vote lycéens : Edmond de Alexis Michalik

La salamandre d'or prix du public : Edmond de Alexis Michalik 

La cérémonie se clôture par le discours émouvant de M. Bonduel, qui reçoit une Salamandre d'honneur pour l'ensemble de son travail durant toutes ces années passées au Festival. Il remercie toutes ses équipes et souhaite bon courage au nouveau directeur général M. Jean-Raymond Garcia.

L'équipe du film Edmond fière de recevoir leurs prix

Mathieu Chiotti

dimanche 18 novembre 2018

C'est la fin

Vendredi soir, c'est déjà la fin du festival pour les lycéens. Le palmarès est arrivé et les prix se distribuent les uns après les autres.
Tout d'abord le palmarès des films du bac 2018

1er      Lycée Lycée Jean XXIII, Montigny les Metz
2eme   Lycée Pré de Cordy, Sarlat
3eme   Lycée Georges Clemenceau, Reims
 
 
De gauche a droite : Lycée Pré de Cordy, Lycée Clémenceau, Jury et lycée JeanXXIII


Le prix du meilleur scénario revient au lycée Hector Berlioz, Vincennes.

M. Armstam et M. Bonduel cloturent cette cérémonie en rappelant que cette année 2018 fut une année très riche, et la sélection très compliquée en raison de la qualité des films proposés.

La remise des prix est suivie du visionnage de toutes les petites séquences tournées dans les rues de Sarlat.
La soirée se poursuit par la "soirée lycéenne".

Mathieu Chiotti

samedi 17 novembre 2018

Le silence de la guerre

Los Silencios de Beatriz Seigner, film en sélection Tour du Monde, a tenu en haleine le public pendant la totalité de la projection. 
En effet, ce film racontant l'histoire de réfugiés ayant fui les guérillas en Colombie, nous suivons l'arrivée et les difficultés d'une femme et son fils dans un nouveau village. Sans nouvelles de son mari et sa fille disparus, elle s'est résolue à leur mort probable. 
Le village hanté par les fantômes de la guerre qui dure depuis quatorze ans est menacé de disparition par des promoteurs immobiliers. Mais la réalisatrice rajoute du mystère en suivant les fantômes du mari et de la fille.
De problèmes économiques en problèmes familiaux, le film attise le suspens et le doute dans le cœur du spectateur.
Le public interrogé à la fin de la séance évoque un film "mystérieux mais très beau", "formidable à tous point de vue".


Affiche officielle du film Los silencios





Mathieu Chiotti

vendredi 16 novembre 2018

Amanda

Amanda est une comédie dramatique, centrée sur le personnage de David, un jeune parisien insouciant, dont la sœur meurt dans un attentat. Il doit alors prendre en charge sa jeune nièce, Amanda, 7 ans, alors qu'il n'avait pas du tout prévu d'assumer ce genre de responsabilité. Le troisième film de Mikhael Hers est comme d'habitude chargé d'émotion. Ce talentueux réalisateur garde de la subtilité et de la délicatesse durant la totalité du long métrage. Il tenait absolument à filmer Paris de la manière la plus simple qu'il soit, notamment près des jardins publics. C'est un très beau portrait de notre époque. Même si le film est très dur émotionnellement, il n'y a pas de scènes violentes ; il arrive à passer sous silences les moments tragiques. 

(Emma Sirey, cinéma Rex)
 
Des larmes sont versées plusieurs fois durant la séance, souvent liées au chagrin des personnages principaux. Vincent Lacoste qui joue la plupart du temps des comédies s'est parfaitement adapté à son personnage. Et la toute jeune Isaure Multrier a su nous bouleverser tant par son chagrin que par son sourire.
                                                   Clara Lucas, Emma Sirey, Louane Gavard, Lois Cottaz

Premières vacances

Premières vacances, première mondiale, premier coup de coeur. Premières vacances est une comédie romantique de Patrick Cassir, avec comme acteurs Camille Chamoux, et Jonathan Cohen (Serge le mytho spin-off de Bloqué). C'est l'histoire de deux personnes qui sont radicalement opposées, l'un aime que tout soit planifié, le luxe, et garder ses habitudes, l'autre préfère l'aventure, le renouveau. Alors quelle meilleure idée que de partir en vacances deux semaines après s'être rencontrés sur Tinder ? 

Malgré l'heure tardive de la projection, les rires étaient au rendez-vous.
Sans dévoiler l'intrigue du film, nous pouvons vous assurer que vous ressortirez en ayant le sourire aux lèvres. 


Ben et Marion dans l'avion

Ce film mêle avec justesse humour et amour, l'histoire est très drôle mais les personnages sont aussi très attachants. Nous avons adoré avoir le privilège d'assister à la première diffusion mondiale, et malgré le fait que ce soit le premier film de Patrick Cassir, nous n'avons pas de mal à imaginer qu'il fera une grande carrière en démarrant avec un film si bien fait. 

Mikaël Pecyna, Clément Ross

mercredi 14 novembre 2018

Un nouveau départ

La 4 salles complètes pour la cérémonie d'ouverture

La présentation du Festival du Film mardi soir a, comme à son habitude, affiché complet. 
Marc Bonduel, directeur général du festival du Film rappela tout d'abord que le festival de Sarlat est principalement le 1er festival lycéens de France. C'est notamment grâce à ses arguments que les équipes de films acceptent de venir. Les prix de Sarlat ont de plus une très grande importance car c'est le public qui décerne le premier prix et un deuxième prix est décerné par les lycéens. La récompense assure un succès national pour ce film. La sélection officielle de cette année est composée essentiellement de comédies et est placée sous les signes "Humour et Amour". Un "Jeudi Comédie" est également programmé avec la diffusion de 3 films comiques : Ma mère est folle, Le gendre de ma vie et Premières vacances. Samedi la programmation sera familiale nous promet M. Bonduel avec la diffusion de Rémi sans famille et Mia et le lion blanc.
La sélection du film lycéen national pour le bac est pour la première fois un film d'animation : La tortue rouge, annonce le président du Festival du Film Pierre-Henri Arnstam.
La soirée se continua avec la présentation du film Edmond en présence de l'équipe.


L'équipe du film Edmond à gauche et Philippe Lefait à droite
Mathieu Chiotti et Célia Mezergues

mardi 13 novembre 2018

Les Hommes de l'ombre

Vous avez l'habitude de voir en tête d'affiche des acteurs, des réalisateurs ou encore des journalistes. Cette fois-ci, ils laisseront la place aux personnes qui restent dans l'ombre du Festival du film de Sarlat. Car les premiers touchés par ce festival, ce sont toutes ces petites mains qui rendent possible son bon déroulement : tous les techniciens mais aussi l'équipe de restauration du lycée Pré de Cordy ou encore le personnel des hôtels de Sarlat.

Les agents du lycée s'activent pour nourrir les festivaliers affamés...

Certains lieux dans la ville sont aménagés par des équipes techniques comme le Centre Culturel ou encore l'Ancien Évêché. Jean-Michel, technicien employé par la mairie, s'occupe de la mise en place des salles de l'ancien Évêché. "Le maître mot de ce métier est la polyvalence", nous dit Jean-Michel en pleine organisation de la salle de réception du repas d'ouverture, qui accueillera 150 convives.

Les étudiants et les lycéens invités au Festival du film, quant à eux, sont nourris grâce au travail de l'équipe du lycée Pré de Cordy. Martine, agent de restauration employée par ce même lycée, est une habituée du festival. Effectivement, cela fait trois années qu'elle est déléguée au festival. Le service de ces repas demande une grande organisation, les commandes ont été effectuées par le chef depuis plusieurs semaines, les repas sont préparés au lycée puis transportés jusqu'à la "zone repas" du Centre Culturel. De plus, pour assurer le service, des intérimaires ont été appelés en renforts.

Les entreprises locales sont elles aussi mises à contribution. Les campings pour loger les lycéens ainsi que les hôtels de la ville pour loger les invités. Élodie responsable de réception à l'hôtel Renoir vit sa première année de festival. Tous les jours, elle reçoit et organise les arrivées et les départs des invités. Sa devise :  "Si un travail est bien organisé, ça se passe bien". C'est ainsi que sont évités les imprévus au Renoir.

Les organisateurs vont donc tout faire pour que cette grande fête qu'est le Festival du film de Sarlat soit l'inverse du mariage du film d'Olivier Nakache et d'Eric Toledano, "Le sens de la fête".

 Célia Mezergues et Mathieu Chiotti
 

La grande bouffe

Comme on dit, « manger plus pour courir plus » ! Telle est la devise des quinze blogueurs du lycée Pré de Cordy à l’occasion de ce 27ème Festival du film de Sarlat.

C’est dans dans cette ambiance conviviale que toute l’équipe s’est repartie les tâches afin de ne laisser passer aucun scoop, accompagnée d’une énergie et une curiosité débordante.









Pour que rien ne vous échappe sur ce Festival dédié aux films d'animation n'hésitez pas à consommer sans modération nos articles durant toute la semaine !


Léa Cossardeaux , Morgan Boyer, Lucas Virgo


vendredi 17 novembre 2017

Ma première fois

Un film marocain, intense, touchant... En effet c'est l'œuvre de Nabil Ayouch, Razzia, dans laquelle il montre les libertés individuelles bafouées au Maroc, à deux époques différentes en 1982 et de nos jours.

Les acteurs interprètent des rôles qui ont été inspirés par des personnes réelles, qui luttent pour la liberté. Elles ont un  réel désir de s'assumer, de se libérer, de s'exprimer.

 Maryam Touzani répondant aux questions
Un spectateur : "Est-ce un film Politique ? "

Maryam Touzani :  "Le cinéma engagé est forcément un cinéma politique".

Maryam (alias Salima dans le film, actrice pour la première fois) était présente lors de la conférence de presse, après la projection du film (ce qui ne fut pas le cas du réalisateur Nabil Ayouch, reparti au Maroc). Elle a pu répondre à quelques questions.
 
Un spectateur : "Quelle a été la scène la plus dure à jouer pour vous ?"
 
Maryam : "La scène la plus dure à jouer a été celle de l'avortement, je venais d'apprendre la veille que j'étais enceinte dans la vraie vie."
 
C'est donc un premier film, et un premier bébé pour Maryam Touzani !  Félicitations !
 
Avec une salle bien remplie de lycéens pour cet évènement ! (la conférence bien entendu...)



Conférence au Centre culturel 


 Mélissa²

jeudi 16 novembre 2017

His name is Bond, Bonduel !

Ce matin, le duo de choc Hugo et Martin a donné rendez-vous à Marc Bonduel, le délégué général du Festival (rien que ça !!!), afin de s'entretenir avec lui à propos de la sélection Tour du Monde et de son métier.

Marc Bonduel choisit chaque année les films de la sélection Tour du Monde. Pour lui, cet ensemble de films permet de faire découvrir les "perles du cinéma mondial" aux lycéens à qui ce Festival est dédié. La sélection est rude : des dizaines de films sont visionnées et seulement une vingtaine est retenue.  Marc Bonduel se base une grande diversité de critères pour établir son choix : la diversité de pays, l'émotion donnée par ce film ou encore les discussions qu'il peut amener. "Il faut que les films provoquent une discussion. Si, à la fin du film, il n'y a pas d'échange possible entre le public et l'équipe, je ne le sélectionne pas."

Mardi, à 16h15, était projeté dans la salle 4 du Rex, le film de la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir, Wajib. Nous l'interrogeons sur les raisons qui l'ont poussées à sélectionner ce film : "Wajib est un film sur la communication familiale, et c'est universel. Ce père utilise le prétexte qu'il ne peut pas distribuer tout seul les cartons d'invitation au mariage pour renouer des liens avec son fils : je trouve cette démarche magnifique."

Même s'il affirme n'avoir aucune préférence parmi les films sélectionnés, face à notre insistance, il consent à proposer trois films à voir cette année :
  • Florida Project qui est "juste incroyable et très abouti"
  • I am not a witch, un film zambien "qui ne ressemble à rien"
  • Makala, lui aussi un "film africain incroyable."
Marc Bonduel au Centre Culturel de Sarlat en 2015. @archives Arnaud Loth / Sud-Ouest
 

Pour écouter l'interview en entier: http://bit.ly/2mxUYPJ


Martin Malaurie, Hugo Pradellou.
(Le titre n'est pas de nous...)