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samedi 16 novembre 2019

13 reasons why...

  13 raisons pour lesquelles vous devez absolument aller voir Jeune Juliette d'Anne Emond :
  • C'est inspiré de l'adolescence de la réalisatrice.
  • Enfin une comédie qui dénonce le harcèlement. 
  • Juliette ne se laisse pas faire et répond à ses harceleurs.
  • L'actrice sort des normes de beauté qui règnent dans ce milieu et ça fait du bien !
  • La communauté LGBTQ+ est mise en avant.
  • Ça parle d'amour et d'amitié.
  • Ce film va à l'encontre des clichés familiaux et montre une famille soudée
  • Cela permet une prise de conscience de la part de beaucoup, notamment des harceleurs.
  • Un style de montage inspiré des années 60,70,80.
  • Un teen-movie où c'est une jeune fille qui couvre le rôle principal, dont le personnage est joué par l'actrice Alexane Jamieson : une néophyte dans ce milieu.
  • Une diversité corporelle et culturelle est mise en avant.
  • Le distributeur français de ce film a commencé en tant que stagiaire au festival du film de Sarlat il y huit ans.
  • C'est un sujet impactant et important dans la vie des adolescents. 
  •  
Anne Emond pendant une conférence









    Après son échange avec le public, nous avons eu la chance d'interviewer la réalisatrice. Elle nous a expliqué que ce film était une douce vengeance pour ses harceleurs du secondaire. De plus, elle et Juliette ont beaucoup de points communs, et certaines scènes du film sont des anecdotes vécues par Anne Emond, comme celle ou le personnage principal s’écrit des lettres.  
    Malheureusement, contrairement à Juliette, Anne était incapable de répondre à ses bourreaux. C'est seulement aujourd'hui à 37 ans qu'elle décide de prendre la parole, mais ce film ne raconte pas une histoire triste car d'après elle la société est prête à dédramatiser tout ça. 
    Le tournage s'est fait dans le respect de, et par, tous les acteurs. En effet quelques scènes étaient dures à tourner pour Alexane, ayant été victime de harcèlement par rapport à son poids. Certains acteurs comme Gabriel Beaudet, et Alexane Jamieson racontent une partie (n'oublions pas que c'est un film et que tout n’est pas réel) de leur vie à travers leur personnage. Anne a été présente pour tous les acteurs tout au long du tournage car cela lui tenait à cœur. 
    Nous espérons que cette comédie vous fera prendre conscience de certaines choses par rapport aux harcelés et qu'elle vous fera rire car Anne Emond a fait ici un travail courageux et incroyable ! 
Apès l'interview
     Alice Kneblewski 
    Faustine Felez

jeudi 14 novembre 2019

Docteur ?

Envie d'un film drôle, émouvant et montrant des situations de la vie de tous les jours ? Ne cherchez plus ! La comédie Docteur ? est ce qu'il vous faut ! Ce film traite d'un sujet habituellement sérieux (le domaine médical) et parvient pourtant à nous faire rire sans difficulté. En effet, dans ce long métrage tourné en 37 jours, on découvre l'histoire d'un médecin de garde pendant la nuit de Noël qui se bloque le dos. Il rencontre un jeune livreur qui va se faire passer pour lui afin de l'aider durant cette soirée difficile. Pendant plus d'1h30, des scènes mêlant humour et émotions vont se succéder et déclencher les rires du public. En avant-première mercredi 13 novembre au Cinéma Rex de Sarlat, ce film a mis en joie toute la salle. Présenté également aux lycéens festivaliers, il a été très bien reçu et nous n'avons eu que de bons retours. Nous vous conseillons donc d'aller le voir dès sa sortie le 11 décembre 2019 partout en France.

Michel Blanc devant l'affiche du film     ©Thibault Martial




 Lisa Peyrat
Thibault Martial

mercredi 13 novembre 2019

Des vents contraires

Le festival du film a débuté mais nous ne pouvions pas nous restreindre à regarder des films et assister à des conférences ! La ville continue de vivre malgré tout et ce peut être intéressant de parler de l'opinion des habitants sur cet événement. Nous avons donc interrogé plusieurs personnes sur ce sujet. Deux points de vue ressortent. Certains habitués trouvent que le festival est mieux organisé, mieux encadré qu'avant tandis que d'autres disent qu'à cause de cette nouvelle organisation, il y a moins de jovialité, moins de convivialité entre les petits commerçants de Sarlat... Même Julie Gayet a son avis sur la question : elle apprécie de faire tout à pied et se sent très à l'aise dans notre région qu'elle trouve charmante. Avis partagés donc ; et vous, qu'en pensez-vous ? 

pour ou contre ?
Thibault Martial
Lisa Peyrat

Les misérables glanent et nous (re)cueillons

Nous avons assisté à la projection Les glaneurs et les glaneuses, long métrage d'Agnès Varda, et par la suite recueilli l'avis de quelques élèves, ayant choisi de rester dans l'anonymat. (pour lire le résumé et la critique du film : article en cours)


Selon une jeune étudiante, ce film est intéressant car il traite de l'évolution des métiers à travers les âges et de la place qu'occupe la nouvelle technologie dans les salaires et les activités. Pour souligner son propos, son ami prend pour exemple un personnage du film, sans travail et étant obligé de "grappiller" pour survivre, se sentant de plus en plus méprisé et ignoré.
Un autre étudiant a aimé ce film d'un point de vue scénaristique mais l'a trouvé, d'un point de vue cinématographique, basique et parfois même inintéressant. De plus, certains passages l'ont ennuyé, comme la minute consacrée au cache objectif de son appareil, ou encore les longues séquences de camions. 
Tous se sont accordés sur le manque de rythme du film, mais les avis divergent sur le contenu même. L'ami de notre première étudiante a même mentionné qu'il était déçu par le travail d'Agnès Varda sur ce film, alors que c'est une réalisatrice qu'il trouve pourtant exceptionnelle.

grappiller : terme employé dans le film qui désigne la cueillette des fruits poussant sur les arbres et qui n'ont pas été récoltés.

Agnès Varda recueillant les images de son film ©AgnèsVarda
Léa Couderc et Maëlis Colombel

mardi 12 novembre 2019

On ne devrait jamais quitter Angoulême

Les élèves du LISA (Lycée de l'Image et du Son d'Angoulême), en Terminale Littéraire et spécialisés dans les arts du cinéma, nous ont accordé du temps pour partager avec nous leurs aventures et leurs premières impressions sur la région et sur les films présentés au festival du film.

Nous avons interrogé Arthur, Nour, Maturin, Zoran et Angus.
Ces élèves viennent d'un lycée réputé d'Angoulême et ont supporté un trajet de plus 3h pour participer à ce festival, preuve de leur grande motivation !
Du lundi au vendredi,  ils seront logés dans des bungalows et assisteront, comme les étudiants des 24 autres établissements participants, à la projection de nombreux films et conférences.

photographie de Nour

photographie de Maturin

photographie d'Arthur

Que pensent-ils de notre région ? Ils sont unanimes pour dire que Sarlat est une ville magnifique et ancienne, le centre historique particulièrement attractif leur a plu. Nour a beaucoup aimé les "rues étroites et pavées, les façades en vieilles pierres et la mythique maison de La Boëtie". De plus, ils ont trouvé les Périgourdins extrêmement agréables et très accueillants (même si certains élèves ont connu quelques déboires).
Ils sont pour la plupart ravis de leur venue et ce n'est que le début... Leur semaine sera bien remplie entre conférences, projections de films et rencontres avec des professionnels.
En effet, les élèves devront rester passionnés car ils se lèveront toute la semaine à 7h, assisteront à environ 5 séances par jour et ne se coucheront au plus tôt qu'à minuit.

La plupart de ces étudiants interviewés ont le même avis sur les films La Pointe Courte et Sans Toit ni Loi de Agnès Varda : tout d'abord, Arthur pense que La Pointe Courte est un film qui représente la nouvelle vague. Bien que les plans ne soient pas vraisemblables, le rendu est très esthétique et c'est ce que souhaitait cette réalisatrice pour son premier long métrage.
Ensuite, Angus a évoqué la lenteur du film mais a tout de même souligné sa beauté.
Zoran, quant à lui, a donné un avis plus précis : "Ce film est humain et met en valeur des personnes lambda dans leur quotidien. Cela nous permet d'en apprendre plus sur eux. Les images sont parfaitement dessinées et les plans sont définis et bien construits".
Ils sont aussi en accord sur l'étrangeté des bruitages et du son, qu'ils ont jugé inadaptés.

Pour la projection de Sans Toit ni Loi, Maturin et Maël se sont empressés de nous décrire l'héroïne comme détestable et impolie. Au contraire, Angus a été le seul à la caractériser comme indépendante et simplement différente.
De plus, Nour a décrété (oui, décrété ! ) que ce film était intéressant  d'un point de vue sociétal car nous assistons à l'évolution des personnes devenant asociales. Il nous fait réaliser que nous pourrions les aider.
Contrairement au premier film, les avis sont plutôt partagés car certains l'ont apprécié et d'autres ont été excédés par le comportement du personnage principal, interprété par Sandrine Bonnaire.

Durant l'après-midi, ils ont assisté à trois autres séances : Cléo 5 à 7, Filmmakers et Proxima. Nous nous sommes quittés quelques minutes avant la projection de leur troisième film. Nous n'avons donc pas pu recueillir leur opinion.

Nous allons les suivre durant toute cette semaine de folie et ils partageront avec vous leurs avis, leurs émotions et leurs préférences.
Nous vous donnerons des nouvelles prochainement !

TO BE CONTINUED...


Léa Couderc et Maëlis Colombel

Le Saint-Graal

Le mantra de notre semaine, notre mois, notre vie est : Parité hommes-femmes ! Dans le domaine du cinéma, elle est peu existante. C'est pourquoi la première personne que nous voulions interviewer était une femme. Dans notre recherche désespérée, nous avons finalement rencontré Blandine Bollier, la directrice du Rex, qui a gentiment accepté de répondre à nos questions.
Cela fait huit ans qu'elle travaille dans le milieu du cinéma et elle trouve que le sujet de l'égalité est aujourd'hui médiatique et qu'il est possible de débattre dessus. C'est pourquoi, d'après elle, tout le monde a le droit de réagir, les femmes concernées par le mouvement #MeToo, tout comme les femmes de "La  Tribune des cent femmes". Néanmoins, Blandine Bollier a déjà été témoin de situations critiques comme par exemple des hommes n'adressant pas la paroles aux femmes sur un lieu de travail. Ce témoignage montre son positionnement par rapport à l'importance de ce débat dans lequel tout le monde peut se sentir concerné et touché. La parité est un thème qui tient à cœur à la directrice, de par son genre et ses convictions.
Blandine Bollier
Alice Kneblewski
Faustine Felez