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vendredi 15 novembre 2019

Marin des villes, Marin des champs


Ce matin a eu lieu une conférence sur le domaine de la photographie au cinéma. C'est Pascale Marin qui a mené cette conférence en expliquant son parcours et sa carrière et en répondant à nos questions.
A l'âge de 12 ans, elle a commencé à s'intéresser à la photographie et au cinéma. Elle a donc voulu en faire sa vocation en passant le concours de l'école Louis Lumière, qu'elle a réussi. Au bout de 3 ans, elle est devenue 2nde assistante dans des productions de films et petit à petit, elle a gravi les échelons. Ainsi, elle passe 1ère assistante pour finir par devenir directrice de la photographie. Ce métier consiste à recevoir des scenarii et choisir celui sur lequel elle souhaite travailler. Ensuite, elle va discuter avec le réalisateur pour comprendre son point de vue et ce qu'il souhaite transmettre. Puis, place au repérage et à l'évaluation du budget, du matériel et des équipes nécessaires. Une fois tout cela décidé et mis en place, on peut commencer le tournage !



Après ces quelques explications du métier, les jeunes festivaliers ont eu le droit de lui poser des questions. Celle qui a suscité le plus de débat était "quelles sont les trois qualités principales pour faire ce métier ?", ce à quoi elle a répondu qu'il fallait être tenace, curieux et savoir s'adapter facilement à toutes les situations.


Ce fut donc un atelier très instructif et très agréable à écouter. Merci à Pascale Marin pour ce moment.
Pascale Marin sur un tournage 


Thibault Martial et Lisa Peyrat


Médecins malgré eux

Venus faire la promotion de leur nouvelle comédie Docteur ?, les acteurs Hakim Jemili (qui nous a accordé un court entretien) et Michel Blanc (qui a donné une conférence de presse à laquelle nous avons assisté en présence d'autres journalistes) ont répondu à nos questions. Pour eux, cette comédie représente un moyen de faire rire en transmettant des émotions sur des situations médicales parfois difficiles. Hakim Jemili nous confie même que selon lui, ce film est "la meilleure comédie française de l'année" (rires). Tourné en seulement 37 jours, ce long métrage est, selon ce que nous dit Michel Blanc, plein d'improvisation. Il nous révèle également que c'est une preuve que ce duo fonctionne bien puisque, grâce à leurs différences, ils jouent mieux, ils sont donc complémentaires. En tant qu'acteurs, ils doivent savoir s'adapter à tous genres de situations et ce n'est pas parce qu'on joue un assassin qu'on devient un assassin ! Le comble de ce film, c'est que Michel Blanc qui incarne ici un médecin est, dans la vraie vie hypocondriaque ! 

Bref... au fur et à mesure de la conférence de presse, Michel Blanc dévie sur le sujet de l'humour et arrive ainsi à nous donner son opinion sur l'évolution de celui-ci. Pour lui, l'humour d'aujourd'hui "s'autocensure". C'est-à-dire que maintenant, avant de faire une blague, on est obligé de réfléchir pour savoir si elle n'est pas raciste, antisémite, misogyne, etc... Le second degré est en train de disparaitre, ce qui est dommage...

Pour le mot de la fin, Hakim Jemili nous a donné comme conseil de suivre notre propre route et de ne pas se fier à ce que disent les  professeurs... Maintenant à vous de juger si c'est un bon conseil... ou pas !


Michel Blanc et Hakim Jemili après la projection de Docteur ? au cinéma Rex


©Thibault Martial
                         









Lisa Peyrat

Maman j'ai raté Camille Cottin

  11h30, première tentative : Camille Cottin est au téléphone dans la rue. Croyant que l'appel prendra vite fin, nous la suivons pour l'interpeler. Au bout de quelques mètres, nous constatons que le coup de fil s'éternise et nous renonçons. 

  11h50, deuxième tentative :  Chloé et Asma essaient de l'approcher et de lui adresser la parole. Malheureusement, elle n'a pas le temps et doit partir. 

  17h20, troisième et dernière tentative : nous réussissons à l'interroger pendant quelques minutes avant sa conférence avec les festivaliers. Voici les questions que nous lui avons posées :

  Nous : "Votre rôle dans Les Eblouis change beaucoup de ceux dans lesquels nous avons l'habitude de vous voir. Comment avez-vous ressenti ce changement de registre ?"
 Camille Cottin : "J'ai déjà beaucoup joué de rôles dramatiques au théâtre donc ce n'est pas une nouveauté. Ce sont les personnages et les situations qui changent, pas le jeu. C'est le travail de l'acteur de s'y adapter."

  Nous : "La réalisatrice mise à l'honneur pour cette 28ème édition est Agnès Varda. Dans ce cadre nous avons vu des réalisatrices, souhaiteriez-vous un jour passer de l'autre côté de la caméra ? 
  C. C : "Pas pour le moment, j'aime beaucoup collaborer avec les réalisateurs mais cette fonction ne m'attire pas plus que ça."

  Nous : "Aviez-vous déjà  travaillé avec un membre de l'équipe ?"
  C. C : "Oui je connaissais déjà Sarah Suco. Nous avons fait du théâtre ensemble il y a quelques années."

  Nous : "Comment s'est déroulé le tournage ?"
  C.C : "Très bien. Étant donné que j'avais déjà travaillé avec la réalisatrice, je me sentais à l'aise. Le feeling est bien passé avec toute l'équipe."

Avant de partir, elle nous a invitées à aller l'écouter à la conférence qui suivra la projection de ce soir. 

Faustine Felez
Alice Kneblewski
Camille Cottin après l'avant-première

jeudi 14 novembre 2019

Les mille et une vies d'Agnès Varda

Nos jeunes festivaliers ont assisté à leur première conférence de la semaine sur "le cinéma d'Agnès Varda" ce mercredi 13 Novembre. Animée par le jeune Camille Dupuy (docteur en études cinématographiques) plutôt très à l'aise à l'oral, cette conférence avait pour but de relater la vie d'Agnès Varda, ou, comme elle le disait "ses trois vies" (cinéaste, photographe et actrice). Afin d'appuyer tout ce qui a été dit, quelques extraits de ses films ainsi que quelques unes de ses citations ont été diffusés. Camille Dupuy, dans ses explications, s'est également servi d'objets significatifs pour la vie d'Agnès. Par exemple, lorsqu'elle était interviewée, elle avait toujours avec elle un petit oiseau siffleur qu'elle activait quand elle ne savait plus quoi dire. La vie d'Agnès Varda a donc été pleine de rebondissements et d'imprévus mais elle a été une des premières à faire ce genre de films documentaires pleins d'originalité.

Camille Dupuy         ©Thibault Martial



Lisa Peyrat

La tête dans les étoiles

  La salle se rallume, les applaudissements redoublent à l'arrivée sur scène d'Alice Winocour, la réalisatrice du film Proxima. Les spectateurs ont beaucoup de questions à lui poser.
   Le long métrage raconte l'histoire de Sarah, une astronaute française qui s'apprête à partir pour une mission d'un an sur mars. La seule chose à laquelle elle n'est pas préparée, c'est la séparation avec sa fille. Ce film centré sur l'amour entre mère et fille est très émouvant.
    Devant une foule de lycéens, la réalisatrice se prête au jeu des questions-réponses avec beaucoup d'entrain. Elle nous apprend que l'actrice Eva Green a réellement dû suivre un entraînement sportif intensif pour supporter la combinaison spatiale de 150 kg. Néanmoins, elle n'a pas participé à certaines scènes comme celle de la centrifugeuse qu'elle n'aurait pas pu supporter. Alice Winocour a partagé quelques anecdotes de tournage. Par exemple, les actrices jouant la mère et la fille n'étaient pas du tout tactiles. C'est un point qu'elle a dû travailler avec les actrices pour représenter une relation fusionnelle.
   En tous cas, on est certaines que le film va décoller à sa sortie et la réalisatrice aura parfaitement accompli sa mission.


le présentateur et Alice Winocour ©Thibault Martial



                                                                               
Alice Kneblewski
Faustine Felez

Les folles aventures des petites séquences


Réaliser un film en trois jours : mission impossible ? 
Pas pour les festivaliers de Sarlat !


Dans la salle Pierre Denoix, les lycéens se préparent aux petites séquences : c'est comme cela que l'on appelle les courts métrages réalisés par des groupes de lycéens pendant le festival.
Pour la réalisation de leur court-métrage chaque groupe dispose d'un réalisateur, d'un monteur, de deux acteurs professionnels et d'un étudiant ManCav du lycée Pré de Cordy de Sarlat. Ils ne disposent que de 48 heures pour réaliser leur film.

Premier jour : les 10 groupes sélectionnés ont assisté à trois conférences en fin d’après-midi. La première consistait à préparer la direction des acteurs, les élèves ont du "pitcher" leur scénario, c'est à dire expliquer leur scenario en une phrase devant deux réalisateurs professionnels. La deuxième consistait à prendre contact avec les réalisateurs et la dernière avec les comédiens.


Bien sûr, toute l'année, les élèves sélectionnés se sont préparés à un tel projet. 
Chaque établissement sélectionné choisit un groupe de cinq élèves (à l'exception de Sarlat qui en a deux). Ensuite ils écrivent leur scénario sur un thème donné et cette année il s’agit de "l'attente". Les étapes suivantes se déroulent à Sarlat. 

Restez attentifs, car nous suivrons le travail d'un groupe chargé de réaliser une petite séquence, tout au long de la semaine ! 
un groupe des petites séquences en préparation de tournage
à suivre...

Jules et Léa B

mercredi 13 novembre 2019

Film Make Hers (ou l'histoire d'un documentaire féministe)

  Ce matin, après le visionnage du documentaire FilmmakErs, une assemblée de lycéens spécialisés en Sciences Economiques et Sociales assiste à une conférence présidée par les réalisateurs, Julie Gayet et Mathieu Busson au lycée Pré de Cordy. Ils ont présenté leur travail sur les inégalités entre les réalisatrices et les réalisateurs à travers le monde. En effet, depuis 2013 ils ont co-réalisé trois documentaires sur ce sujet. Durant la conférence, ils ont notamment évoqué les récentes accusations  de harcèlement et d'abus sexuels dans le monde du cinéma. Le duo a insisté sur l'importance de la parité, de la diversité à partir de chiffres, qui permettent une véritable prise de conscience. 
 
   Après son intervention, Julie Gayet nous a très gentiment accordé une interview. D'après elle, le mouvement #MeToo aura à long terme d'importantes conséquences sur les mentalités, même si pour le moment elle ne constate pas de changements radicaux dans les esprits. Pour elle, la misogynie présente dans le milieu du cinéma est représentative de la société, elle n'est pas pire que dans un autre domaine. La seule différence qu'y voit la productrice c'est que dans ce milieu, comme dans tous les métiers de l'image, on emploie des jeunes, surtout des jeunes filles. Un rapport de force peut alors rapidement s'installer entre l'actrice  ou la mannequin et le réalisateur, ce qu'elle illustre avec l'exemple d'Adèle Haenel (actrice qui a récemment accusé publiquement un réalisateur d'avoir abusé d'elle). 
Julie Gayet nous a confié qu'elle-même a déjà été témoin de comportements inappropriés plus ou moins graves. Au début de sa carrière, elle était méfiante et ne se rendait jamais seule à un entretien ou à un casting. Dans son enfance, Julie Gayet s'identifiait uniquement à des personnages masculins. Elle veut aujourd'hui que les enfants puissent s'identifier à des personnages féminins forts. Le changement, c'est maintenant !
   
Julie Gayet et Mathieu Busson devant les lycéens
  

Alice Kneblewski
Faustine Felez

cérémonie d'ouverture

La cérémonie d'ouverture du 28ème festival du film de Sarlat a eu lieu le mardi 12 novembre à 19h dans la grande salle du Rex. Nos équipes ont pu y assister, voici un résumé.
La cérémonie a donc commencé par l'hommage à Joëlle Bellon, la créatrice du festival du film de Sarlat.

Hommage à Joëlle Bellon
La cérémonie continua par le discours du maire de la ville, suivi de celui du directeur du cinéma. Par la suite, le délégué général, Jean-Raymond Garcia, a évoqué les raisons du choix des films en compagnie du président Pierre-Henri Arnstam. Une fois ces discours terminés, Julie Gayet est montée sur scène suivie par Marion Tharaud pour présenter et faire signer la charte 50-50.

Le directeur du cinéma entouré du directeur général et du président
La cérémonie s'est terminée par la projection du film Proxima.


Présentation du film Proxima
Thibault Martial

vendredi 16 novembre 2018

Avec les pros !

Après des heures et des heures et des heures d'attente et de magouille, nous avons enfin pu avoir des informations intéressantes sur le film Amanda. Nous n'avons pas obtenu d'interview personnelle, mais par chance une invitation à la rencontre presse du film avec Vincent Lacoste et Mikhaël Hers. Malheureusement, nous n'avons pas pu poser nos questions, étant donné que nous étions sans cesse coupés par les journalistes. Mais, pas d'inquiétude ! Nous avons quand même les réponses aux questions posées par les personnes présentes, et donc de quoi écrire un petit article.


Vincent Lacoste nous a appris que sa réaction suite à l'attentat dans le film est exactement la même que celle qu'il a eu en réalité car il n'a pas été touché personnellement. Il était dans un bar non loin à ce moment là. Il a été pris de panique et est vite rentré chez lui comme tout ceux de son quartier.

On apprend également que la petite Isaure (Amanda dans le film) a énormément aidé Vincent à tourner son rôle. En effet, l'acteur a dit avoir eu l'impression de tourner avec une "vraie et très bonne actrice" qui a très bien joué et qui avait d'après Mikhaël "complètement compris l'enjeu du film".

Mikhaël nous a bien dit que le film était en partie fait pour montrer l'image du Paris d'aujourd'hui ainsi que pour lui rappeler son enfance. Effectivement, le réalisateur a grandi tout près de l'appartement de Sandrine (la sœur de David).

Un heureux hasard, l'origine étymologique du prénom Amanda est latine, ce prénom signifie "celle qui doit être aimée".

Pour finir, ce film est un parfait équilibre entre drame et réconciliation puisque malgré la mort tragique de Sandrine et un deuil très difficile à accepter qui entraîne beaucoup de responsabilités, le film reste fluide et on retient principalement les sourires et les bons moments. 


COTTAZ Loïs, GAVARD Louane

jeudi 15 novembre 2018

Film ton bac d'abord !

N'étant pas des spécialistes de cinéma et de ce film en particulier, difficile pour nous de rester concentrées pendant la conférence de Pascal Vimenet dans laquelle celui-ci fait une analyse du film du bac 2019 La tortue rouge de Michael Dudok de Wit. Nous avons interrogé quelques lycéens de terminales pour récolter leur ressenti vis à vis de ce moment.
Même fatigués par ces deux journées intenses de festival, ces futurs bacheliers ont trouvé intéressante la manière dont le conférencier a abordé le sujet. Mêlant analyses et comparaisons très instructives (robinsonnades, tableaux mythologiques et de la Renaissance), le conférencier n'a tout de même pas réussi à capter l'attention de tout le public. Même si certains nous ont confié s’être assoupis, la majeure partie a élargi sa culture générale et ses connaissances sur le sujet. 

 (Clara Lucas, Centre Culturel)

Assises aux côtés du réalisateur Michael Dudok De Wit, nous l'avons régulièrement aperçu en train d'acquiescer aux propos du conférencier. Preuve de l'intelligence et de la qualité du contenu de cet atelier. 
Avant de quitter la pièce il a confié à ses proches avoir passé un agréable moment.

Clara Lucas, Emma Sirey

L'homme orchestre

Une nouvelle conférence au centre culturel ! Cette fois-ci c'est Laurent Perez Del Mar, médecin et compositeur français, qui évoque une nouvelle thématique : L'influence de la musique dans les films.
Dès le début, Laurent montre un extrait de Star Wars A New Hope sans sa musique et cela provoque un fou-rire général dans le public !
Pour expliquer son travail, il prend comme exemple le film la Tortue Rouge dont il a crée la composition musicale. Pour composer, il commence par jouer au violoncelle, puis il passe à l'orchestre. La particularité de Laurent Perez Del Mar est d'expliquer à l'orchestre l'atmosphère du film sur lequel il travaille afin que les musiciens s'en approprient le contexte. Ainsi, cela permet d'obtenir un rendu de bien meilleure qualité : "Une autre partie du métier est de surprendre le réalisateur", nous-a dit le compoiteur au côté de Michaël Dudok De Wit. 
Pour clôturer, il nous a montré le making off du film Pourquoi J'ai (Pas) Mangé Mon Père de Jamel Debbouze. La particularité dans ce film, c'est notamment le choix d'un BeatBoxer (qui consiste en l’imitation vocale d’une boîte à rythmes, de scratchs et de nombreux autres instruments).
Nous avons passé un très bon moment en compagnie de Laurent Perez Del Mar, il sait tenir son public et les retours des lycéens interrogés sont très positifs et enthousiastes.


Laurent Perez Del Mar acompagné de Michaël DUDOK DE WIT pendant la conférence

Clément ROSS et Mikaël PECYNA

La tortue (pas) ninja

Michael Dudok de Wit était présent lors de la séance de projection de son premier long métrage animé La tortue rouge et il nous raconte tout son parcours pour en arriver jusque là. Pour lui ça a été un grand honneur quand il a été contacté par le Studio Ghibli, le Disney japonais. Avec l'ensemble de son équipe ils n'auraient jamais imaginé réaliser un si gros projet. Non pas faute d’envie mais de moyens techniques et financiers.

(Emma Sirey, Dudok de Wit réalisateur de "La tortue rouge")
 

Même si ce long métrage est sans dialogue, il n'est pas sans suspens ! Jusqu'à la dernière minute, la beauté des dessins et de la musique transporte le spectateur. L'histoire mêle le réel au fantastique en dévoilant de magnifiques paysages. Elle dévoile les différentes étapes de la vie humaine en harmonie avec la nature. C'est non seulement une très belle réalisation mais c'est aussi le premier film d'animation à être inscrit au programme du baccalauréat. 
                      
                                                                                                  Clara Lucas, Emma Sirey

Brusqué(s) par le vide

Cette conférence de Xavier Kawa Topor, historien, auteur et directeur artistique français, tournait autour de l'histoire de l'art de l'animation. Il s'est notamment appuyé sur les critiques de Pascal Viognier, pilier de la critique du cinéma d'animation. 
Tout d'abord il a commencé par aborder "le cinéma des premiers temps" qui met la main du dessinateur en avant. Puis, il enchaîne avec le "Cartoon" qui est un exemple pour beaucoup de dessinateurs. Disney est THE grand nom de l'animation qui s'est fait connaître par "Alice Comedies" en 1923. Ce cartoon raconte l'histoire d'une petite fille qui a accès au monde du cartoon. Par la suite les Comics ont pris une place importante et concurrencent Disney.
Pour finir on peut citer l'animation de personnages en pâte à modeler (le "stop motion"), les ombres chinoises, les poupées et de nos jours les images de synthèse qui prennent une place de plus en plus énorme sur nos écrans. 
Nous avons pu apprécier ce récapitulatif de l'histoire du cinéma d'animation, et en particulier ses propos sur l'érotisation dans l'animation. 
Cette conférence fut riche en informations, Xavier Kawa Topor connait très bien son sujet, mais pour nous, pauvres néophytes ignorants, la technicité des propos nous a quelque peu échappé... 
Les réactions des lycéens interrogés semblent proches de nos impressions. Pour qualifier cette conférence, voici quelques appréciations entendues : "beaucoup de mots techniques" et "on aurait aimé plus d'exemples pour illustrer les propos de Xavier Kawa Topor.".


Xavier Kawa Topor pendant la convention

Clément ROSS et Mikaël PECYNA

vendredi 17 novembre 2017

Ma première fois

Un film marocain, intense, touchant... En effet c'est l'œuvre de Nabil Ayouch, Razzia, dans laquelle il montre les libertés individuelles bafouées au Maroc, à deux époques différentes en 1982 et de nos jours.

Les acteurs interprètent des rôles qui ont été inspirés par des personnes réelles, qui luttent pour la liberté. Elles ont un  réel désir de s'assumer, de se libérer, de s'exprimer.

 Maryam Touzani répondant aux questions
Un spectateur : "Est-ce un film Politique ? "

Maryam Touzani :  "Le cinéma engagé est forcément un cinéma politique".

Maryam (alias Salima dans le film, actrice pour la première fois) était présente lors de la conférence de presse, après la projection du film (ce qui ne fut pas le cas du réalisateur Nabil Ayouch, reparti au Maroc). Elle a pu répondre à quelques questions.
 
Un spectateur : "Quelle a été la scène la plus dure à jouer pour vous ?"
 
Maryam : "La scène la plus dure à jouer a été celle de l'avortement, je venais d'apprendre la veille que j'étais enceinte dans la vraie vie."
 
C'est donc un premier film, et un premier bébé pour Maryam Touzani !  Félicitations !
 
Avec une salle bien remplie de lycéens pour cet évènement ! (la conférence bien entendu...)



Conférence au Centre culturel 


 Mélissa²

jeudi 16 novembre 2017

Les acteurs en action

Mercredi, Franck Victor, réalisateur, a animé un atelier-rencontre sur la direction d’acteur. Notre équipe est partie faire connaissance avec cette technique fondamentale du cinéma.

Être acteur n’est pas simple… Alors, suivez les conseils d’un professionnel !

Ollivier Briand et Franck Victor


Un jeune acteur doit d’abord savoir choisir son rôle : « on peut tout jouer, mais on ne sera pas forcément crédible dans tous les rôles » nous dit Frank Victor. Et ce n’est pas une question de talent : Jean Gabin a toujours joué les mêmes rôles, et on voit mal Fabrice Lucchini interpréter le rôle d’un ouvrier à l’usine…

Le jeu d’un acteur de cinéma est très différent de celui d’un comédien de théâtre. L’acteur se trouve « dans un cadre ». Quand on est filmé en plan serré, il faut faire passer autrement l’énergie et l’émotion que par le langage du corps. Il faut donc connaître « son outil » : il faut connaître sa tristesse, sa colère, ses émotions, pour pouvoir les rendre à l’écran. Il faut apprendre à ne plus faire semblant, « à montrer ce qu’en temps normal on voudrait cacher ». 

D'ailleurs, les acteurs doivent se filmer très régulièrement, pour pouvoir montrer leur travail. Il s’agit souvent de films d’entraînement conçus spécialement pour eux, qui leur permettent d’explorer des rôles particuliers, ou de travailler sur l’expression de telle ou telle émotion.

C'est, selon Frank Victor, l'essentiel du travail d'acteur : la recherche de l’émotion. Il doit pouvoir s’isoler pour rechercher cette émotion, ne pas être gêné par les gens qui courent partout sur le plateau... C’est pour cela qu’un acteur est souvent séparé des techniciens : c’est très compliqué d’être en lien avec tout le monde quand on doit chercher une émotion, et c’est le rôle du réalisateur de créer l’atmosphère souhaitée. Pour Frank Victor, l’acteur doit être en confiance pour pouvoir rendre les émotions que recherche le réalisateur. Mais il existe des méthodes plus… violentes. Par exemple au cours du tournage du film Shining, Kubrick a compris que plus il hurlait sur l’actrice, plus elle était dans un état de stress, meilleure elle était à l’écran. Ça a été un tournage très dur pour elle, mais Kubrick a obtenu ce qu’il voulait pour son film. Heureusement, chaque réalisateur a sa propre méthode de direction d’acteurs, et tous n’appliquent pas la méthode de Kubrick !

A une lycéenne qui l’interroge sur les larmes, le réalisateur répond que certains rares acteurs/actrices pleurent sur commande, « comme des fontaines », la plupart ne savent pas pleurer. Donc « on triche » : on met des fausses larmes, et même des larmes numériques ! 

« Les chefs d’œuvres du cinéma, c’est quand un acteur, un réalisateur et un auteur raconte la même histoire, comme dans Le parrain de Francis Ford Coppola » conclut Franck Victor.

Retrouvez l’atelier complet en cliquant ici

Valentin Coupinot, Thomas Leducq.

La Fête est finie

Nous avons eu le privilège grâce à Apolline (l'attachée de presse officielle du festival) d'assister à une projection réservée à la presse, du film La fête est finie. 
Dans la salle, peu d'élus : la presse professionnelle, le jury jeunes du Festival (des lycéens de toute la France, chargés de visionner des films et de remettre un prix à la fin du Festival), et nous. 
Grâce à nos badges de blogueurs, nous nous sommes sentis étrangement à l'aise au milieu de tous ces gens du métier.  
Nous avons tout de même dû réfréner un fou rire, causé par certaines nuisances sonores provenant de notre voisine de siège, au beau milieu de la projection, dans une salle parfaitement silencieuse. 

La fête est finie- allociné

La fête est finie, c'est l'histoire touchante de deux droguées, Céleste et Sihem, qui se retrouvent ensemble dans un centre de désintoxication. Elles vont se lier d'amitié et se faire exclure de ce centre. Elles vivront ensuite en colocation mais cela ne fonctionnera pas car elles se disputent et se séparent. De son coté, Céleste intègre un groupe pour parler de sa dépendance, décroche un travail dans une jardinerie puis s'installe un appartement. Céleste retrouve ensuite Silhem qui a rechuté et la prend sous son aile.

Mathieu : "Un film prenant malgré une fin assez prévisible"
Zélie : "Une mise en scène très réaliste qui nous fait hésiter entre fiction et documentaire"
Juliette : "Le casting est parfait : tous les acteurs jouent extrêmement bien"

Si vous l'avez raté aujourd'hui, pas de panique : le film est de nouveau programmé demain vendredi à 9h15, en présence de l'équipe du film.


Mathieu Leal, Zélie Geoffroid, Juliette Louf

La recette du bonheur

11h30

Les lycéens se pressent dans la salle pour assister à la conférence sur l'écriture du scénario, animée par Marc Bonduel et Guillaume Laurant. Le scénariste du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain entame la conversation par la recette d'un scénario.

Guillaume Laurant, photo issue de ce site

Les ingrédients pour un bon scénario :
- 70 kg de personnage principal
- un but pour ce personnage 
- 2 cuillères à soupe d'intrigue
- une pincée d'adversité
- et bien sûr un début, un milieu et une fin

ATTENTION : Un scénario n'est jamais parfait, il reste toujours des grumeaux.

Mais avant de vous attaquer à la recette, il faut que vous connaissiez votre rôle.

Pour devenir un parfait petit scénariste, il vous faut :
- 200 g d'imagination
- Respecter la durée (pas trop long)

ATTENTION : attendez-vous à vous faire voler la vedette par le réalisateur.

Les petites astuces pour réussir votre scénario :
  • On ne cuisine pas pour soi, on cuisine pour le réalisateur et les acteurs, on s'adapte à leurs goûts. Mais s'ils ont confiance en vous, ils ne toucheront pas à votre recette.
  • Lorsque vous serez un scénariste aguerri, vous pourrez vous attaquer à plusieurs scénarii à la fois. 
  • Quand vous ne cuisinez pas, ne vous attendez pas à toucher le chômage.
  • Plus vous vous servez de votre imagination, plus elle grandira.
  • Si vous ne réussissez pas à cuisiner chez vous, essayez dans un bistrot. De ce fait, vous allez créer une bulle qui va vous permettre de vous concentrer

La recette :
- Commencer par mélanger le personnage principal avec les émotions. Laisser reposer.
- Ensuite faire fondre l'intrigue et ajouter l'adversité.
- Mélanger le tout et enfournez le à 210°.

ATTENTION : Un filou pourrait voler votre scénario durant le temps de cuisson. 
 
Les lycéens assistants à la conférence

 Martin Malaurie et Hugo Pradellou

Le monde de Serge

Le cinéma d'animation ? Mais qu'est-ce donc ? 

Nous nous sommes rendues à un atelier qui était animé par Serge Elissalde, dessinateur, réalisateur, producteur... (enfin tout ce qui finit en "eur" quoi!)
Il nous a présenté son dernier court métrage nommé 5 euros sur la pauvreté : un jeune homme vient de se faire licencier par son employeur, qui est son propre père. Avec 5 euros en poche, le héros essaie de se débrouiller. 

Pour Serge Elissalde, le cinéma d'animation est "une fantaisie personnelle" en plus de son métier.
Il cherche par le dessin animé à reproduire des problèmes d'adultes, notamment les inégalités : "Comme tout réalisateur, je dessine depuis toujours. A partir du moment où on a un don, je trouve ça dommage de ne pas le développer."

Un simple crayon noir et une feuille aura suffi à ce producteur et son co-dessinateur pour la réalisation de ce court métrage.
"Réaliser son dessin et le faire bouger est une sensation spéciale, agréable ; c'est quelque chose dont je suis fier" .


Serge Elissalde et son assistant posant pour nous
Mélissa²

La vérité si je monte

Découvrez l'art du montage à travers l'oeil d'un passionné !


Aujourd'hui nous avons eu la chance d'assister à une conférence sur le montage animée par Hervé De Luze qui cumule plus de soixante-quinze longs métrages à son actif. Homme précieux pour les réalisateurs, il a participé au montage de nombreux films célèbres comme : Le pianiste, Oliver Twist, 24 heures dans la vie d'une femme...

Il nous confie qu'il travaille beaucoup par instinct, c'est-à-dire qu'il sait comment faire les choses mais pas pourquoi : tout vient par passion. Il ne sait pas pourquoi il a fait ce métier, mais il sait que c'est ce métier qui l'a choisi. 
Il nous a entre autres appris que le rythme est une facette très importante du montage : par exemple un film d'action nécessite beaucoup de découpages de scènes alors qu'un film lent se base sur la temporalité dramatique, étirer le temps pour montrer le désespoir.

Photo prise en pleine conférence

Un bon monteur sait s'adapter aux bons acteurs (et aux moins bons...), c'est comme ça qu'il transforme les défauts en "forme de style". Il sait jongler avec les différents procédés à sa portée tels que l'ellipse, la juxtaposition des plans et la musique. Lorsque le besoin s'en fait sentir, il peut faire preuve d'inventivité et d'innovation. Un bon monteur sculpte le temps en jouant avec la durée des plans.

Pour Hervé De Luze, le montage c'est la deuxième écriture du scénario.  Mais  le montage a ses limites : il peut "faire mais aussi défaire un film".

Et c'est sur cette phrase que la conférence prit fin nous laissant... sur notre faim.. (désolés) 

                              

    Sharon GABBAY, Simon HRYSZKIEWICZ, Lise DUMAS

jeudi 17 novembre 2016

Intouchables

"Courez! on n'arrivera jamais à temps!" voila, vous avez dû comprendre ...
On était à fond!
Hamé et Ekoué sont les réalisateurs de Les derniers parisiens, un film touchant émouvant, qui retrace leurs vies, ainsi que celle du célèbre acteur Reda Kateb. Amis depuis toujours, ces deux réalisateurs se lancent dans le cinéma.
Place Pigalle, fêtes, alcool, magouilles et compagnie, Nasser (interprété par Reda Kated) et Arezki (interprété par Slimane Dazi) sont deux frères qui s'aiment et se déchirent. Nasser rêve de fête et d'argent, et son frère tourne en rond cherchant sans cesse un modèle de vie à suivre : tous deux se battent pour un bar, car chacun a des ambitions différentes pour celui-ci.
Jusqu'à ce que Nasser remporte la victoire, et se fasse arnaquer, ce qui remettra en cause la relation des deux frères.
Le film est donc rythmé par cette problématique, ainsi que par le passé des deux frères, lourd et en fait mystérieux car on nous en dit peu.
L'équipe du film

Suite à la projection, un des réalisateurs nous en dit plus sur ce film qui leur tient à cœur :
Lola, Marie-Lou : Pourquoi avez vous d'accepté de venir à Sarlat?
Hamé : "Car on a été invité (ils rigolent en chœur), non parce qu'on ne se prend pas la tête qu'on vit au jour le jour, et on a décidé de venir parce que on avait envie".

Lola, Marie-Lou : Pourquoi le cinéma? vous avez évoqué lors de vos précédents passages, faire du rap, alors pourquoi se diriger vers le cinéma?
Hamé : "Parce que c'est le moyen de mettre une image sur ce qu'on évoque dans nos chansons, un moyen d'expression différent"
Il nous avoue aussi avoir été pris par un grain de folie, une envie de faire un film.

Lola, Marie-Lou : Vous souhaitez faire passer un message dans votre film, cela se ressent d'ailleurs.
Hamé : "En effet, la réalité est tout simplement différente de ce que les gens imaginent, des fois dans ces quartiers, y'a pas que des mauvais gars, des gars faibles, ce monde peut parfois être la dernière alternative, nous avons souhaité faire ce film, car il retrace ce que nous avons connu".

Lola, Marie-Lou : Vous avez d'autre projets?
Hamé : "Oh oui, pas mal, deux surtout, y'a encore plein de messages à faire passer."

Lola, Marie-Lou : Quels conseils donneriez-vous pour les jeunes de notre génération?
Hamé : "Travaillez, l'école c'est important, faut y aller. De notre côté, on s'est raccroché à ça et ça nous a sortis de cette merde. Faut pas croire, que les gens arrêtent de dire que pour le domaine artistique ou pour le cinéma y'a pas d'études à faire, juste se faire remarquer : il faut travailler. Les diplômes sont importants, l'argent pour un film est surtout donné fonction des études faites car ils nous prennent plus au sérieux, c'est con mais c'est comme ça. Il n' y a que les petits bourges où les chanceux qui accèdent à des castings sans connaissances ou juste en ayant fait un peu de théâtre : dans ce monde-là, il faut travailler".
 

Hamé

Nous terminons enchantées de cette interview intéressante, avec un homme touchant qui porte un véritable avis sur notre société.



Lola-Marie Tomassetti